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PROCHAINS MATCHS

Comment organiser l’attaque de l’OM ?

Cette saison, les hommes de Sampaoli ont tendance à dominer leurs adversaires dans le jeu. Si les statistiques comme la possession ou le nombre de tirs sont généralement en leur faveur, les résultats eux ne suivent pas toujours. Même les rencontres les plus déséquilibrées n’en sont pas vraiment si l’on se réfère aux score finaux. Un manque de justesse devant le but qu’il va rapidement falloir corriger. Quelles solutions subsistent alors pour changer la donne ?

Un système à double tranchant

Une largeur mal négociée

Dans son système à trois défenseurs, le tacticien argentin insiste pour que son équipe s’installe au maximum sur toute la largeur du terrain. Une volonté ayant pour but de maximiser les espaces exploitables, mais qui demande en contrepartie une activité et une débauche physique importantes afin de combler les longues distances qui séparent les joueurs. C’est pourquoi la construction des attaques olympiennes passent avant toute chose par les pieds des milieux de terrain. Régulateurs du jeu, leur rôle est de fluidifier les transmissions pour faciliter la transition entre la récupération du ballon et l’amorce offensive. Pour ce faire, ils peuvent utiliser cette largeur en trouvant des passes dans les intervalles. Écarter le jeu pour contourner le bloc adverse, et ainsi promouvoir des prises de profondeur des ailiers et des dédoublements.

Heatmap de l’OM depuis le début de la saison. Source : WhoScored.

Pourtant, peu de différences sont faites sur les côtés et la plupart du temps même, le danger vient de l’axe du terrain. Lorsque l’occasion se présente, des centres sont effectués mais trop peu sont assez précis pour mettre nos attaquants en bonne posture. Le problème vient aussi de la tactique elle-même. Élargir le bloc laisse beaucoup d’espaces entre les acteurs et ralentit quelque peu les changements d’aile. Si la justesse technique de certains joueurs leur confère une habilité à effectuer des transversales, d’autres se voient obliger de repartir de l’arrière.

Pour l’empêcher, les joueurs compensent en transitant vers la zone où se situe le ballon. Le milieu latéral propose une solution en retrait lorsqu’un milieu de terrain se place plus à l’intérieur du terrain et peut même se projeter dans l’intervalle du demi-espace adjacent pour être alerté dans la surface. De même, Payet prend habituellement l’espace aux abords de la surface, le buteur joue le ballon dans les 6 mètres et l’ailier opposé couvre le second poteau.

Partout mais finalement nul part

Si l’espace est comblé par des mouvements incessants, le fait est que les différences sont rarement faites. Et, le cas échéant, elles ne sont pas exploitées correctement. Dans un premier temps, les Olympiens manquent clairement de lucidité dans les duels. Aussi bien défensivement qu’offensivement, l’OM culmine à 776 duels remportés depuis le début de la saison. Un faible total face aux 900 duels gagnés en moyenne par équipe en Ligue 1. Un premier bémol, qui empêche clairement les Phocéens de concrétiser leurs attaques.

Statistiques offensives de l’OM pour la saison 2021/22. Source : Foot Mercato

Cet aspect se reflète aussi avec le nombre de 1 contre 1 réalisés par les joueurs de l’OM. Ce qui est surprenant, c’est que Marseille se débrouille bien lorsque des dribbles sont tentés. Jusqu’ici, seulement 117 dribbles manqués contre 144 en moyenne dans l’élite. Ce qui fait défaut au groupe, c’est la faible quantité de gestes réussis (167 contre 172 en moyenne). Mais alors, comment expliquer cette fébrilité si l’OM manque peu ? Tout simplement par le fait que l’équipe tente très peu comparé aux autres écuries. Si les conséquences directes sont un taux très bas de ballons perdus (1967 contre 2366 en moyenne en Ligue 1), à la longue l’Olympique peine à se montrer tranchant en terme d’occasions nettes.

Des fondations solides

Malgré tout, un bon nombre de choses sont à garder pour Sampaoli et ses hommes. Si l’activité offensive n’est pas optimisée, le fond de jeu est nettement suffisant pour permettre aux attaquants de retrouver de l’efficacité. Et pour cause, l’OM reste la 17ème meilleure équipe de ce début d’exercice dans les 5 grands championnats selon Whoscored.

Statistiques de circulation de balle de l’OM pour la saison 2021/22. Source : Foot Mercato

Tout d’abord, le club méditerranéen reste intraitable dans le monopole du ballon. Avec précisément 61,3% de possession, il dépasse non seulement largement la moyenne de Ligue 1 (49,9%) mais vient carrément se placer 6ème dans le classement européen. En France, seul le PSG fait mieux. Un chiffre obtenu grâce à un bon placement, une bonne qualité de passe mais aussi de bonnes réceptions notamment par un faible taux de contrôles ratés.

Ensuite, Marseille est la 4ème équipe qui effectue le plus de passes vers l’avant dans le championnat. Une donnée qui concorde bien avec la vision latérale du football de Sampaoli. L’OM est également la 4ème meilleure équipe européenne dans son taux de passes réussies (88,5%), derrière le PSG, Manchester City et le Réal Madrid. Une formation qui tient le ballon, qui sait comment le garder mais qui ne sait pas forcément quoi en faire.

Enfin, les Olympiens sont précis et manquent peu. 160 passes clés cette saison, bien au-delà des 141,4 en Ligue 1. Des chiffres confortés par des transmissions assurées pour la plupart. En effet, seules 1154 passes ont été manquées (1419,7 pour l’ensemble des écuries en moyenne). Pour résumer, un jeu direct, précis, avec de belles opportunités et qui utilise beaucoup le ballon. C’est toutefois dans les derniers mètres que l’OM perd cet avantage trop régulièrement.

Un manque criant d’opportunisme

Les Olympiens tentent en moyenne 12,4 tirs par match. Un total plus que correct mais en inadéquation totale avec le nombre de buts inscrits. Et pour cause, l’équipe cadre le moins de frappes de toute la ligue avec un médiocre taux de 28,6% de tirs cadrés. Et c’est bien toute l’équipe qui se retrouve impactée par cette statistique. De fait, l’intégralité des joueurs possédait un rapport inférieur à la moyenne le 6 décembre dernier :

Cependant la faute n’est pas uniquement à rejeter sur la finition. Cette maladresse peut aussi s’expliquer par des services irréguliers et qui ne mettent pas le buteur dans des conditions optimales. On le comprend mieux lorsque l’on voit que seuls 28% des centres sont précis. Un nombre certes supérieur à la normale, mais qui subsiste trop bas pour une formation dont le jeu aérien est l’un des points forts de son 9. Jusqu’à fin novembre, la question se posait également quant à notre efficacité sur les coups de pied arrêtés offensifs. Finalement, depuis peu, l’OM s’est distingué dans ce domaine et détient aujourd’hui 4 buts marqués de la tête, dont la moitié par Milik.

De plus, Sampaoli est récemment revenu vers une composition autour d’un faux numéro 9. De cette manière, le décrochage systématique de la pointe basse attire les centraux adverses et libère ainsi de l’espace dans le dos de la défense. Un espace comblé par la projection des milieux de terrain ou bien la prise de profondeur des ailiers vers l’intérieur. Ainsi, de nombreux face à face directs avec le portier adverse ont pu être observés ces dernières semaines. Et bien nombreux sont ceux qui ont échoué à les concrétiser. Que ce soit Dieng, Gerson, de la Fuente ou même Henrique, tous ont buté à un moment ou à un autre sur le portier adverse. Avec l’accumulation d’occasions gâchées, l’addition est salée pour l’OM.

Ainsi, la question se pose quant à l’organisation offensive dont doit faire preuve l’équipe phocéenne pour la seconde partie de la saison.

Alternatives variées en pointe

Un Milik en soif de temps de jeu

Blessé en début d’exercice, le buteur polonais peine à revenir au plus haut niveau. Depuis son retour contre Galatasaray le 30 septembre dernier, il a trouvé le chemin des filets à huit reprises. Une réalisation en Ligue 1, un triplé en Coupe de France et quatre buts en Ligue Europa, une compétition qui lui aura bien réussi cette année. Toutefois, sur les cinq matchs où il s’est illustré, l’OM s’est imposé seulement trois fois, avec également un match nul et une défaite. Concernant les catégories de but, Milik n’en a marqué que quatre dans le jeu cette saison. Une difficulté à se mettre au service de l’équipe qui se ressent aussi dans l’absence de passe décisive à son compteur.

Ainsi, un problème subsiste dans son utilisation : deux réalisations de la tête pour lui mais un jeu aérien globalement beaucoup moins influent que par le passé. Utilisé autrefois comme véritable homme à tout faire, il se distingue moins aujourd’hui. Des appels moins tranchants, un jeu dos au but plus lent et des contrôles moins souvent réussis. Les exigences sont hautes pour ce joueur dont on connaît les qualités. Il s’est d’ailleurs lui-même exprimé sur le sujet, demandant de la patience mais confiant et persuadé que son heure viendra :

Sur la voie de la reconquête, Milik a pourtant perdu sa place de titulaire sur les derniers matchs. À tel point qu’il est même resté sur le banc lors du succès récent face à Strasbourg. Une nouvelle place dans le groupe qu’il prend comme un défi. Travailleur et perfectionniste, il ne serait pas étonnant de le revoir bientôt sur les terrains à la pointe de l’attaque marseillaise. Mais il faudra l’intégrer au schéma tactique lui qui pèse sur les défenses et qui apporte sa présence dans la surface par ses bons placements notamment. En tout cas, son triplé face à Cannet-Rocheville ce week-end va lui faire du bien pour la confiance.

Un Dieng à l’affût

Fraîchement revalorisé avec un nouveau contrat synonyme de confiance en lui, le jeune Sénégalais a pris une nouvelle dimension cette saison. Pourtant, malgré l’absence de Millik, difficile de l’imaginer aller chercher une place de titulaire dans le onze au début de la saison. Formé en tant que buteur, Sampaoli le lance à son poste de prédilection contre Rennes. Des débuts réussis avec un but qui libère le Vélodrome. Au total, Dieng aura débuté cinq rencontres en qualité d’avant-centre. S’il n’a su se montrer que très peu décisif, il aura fait forte impression par le nombre d’occasions qu’il s’est créé.

Toujours dans le bon tempo, ses appels dans la profondeur sont dévastateurs et sa vitesse de pointe lui permet de rapidement faire le trou avec les défenseurs adverses. Sa grosse puissante de frappe souvent vantée ne lui a toutefois pas fait encore honneur puisque la majorité de ses tirs ne se concrétisent pas en but. Ses axes de progression sont évidents; on note par exemple son manque de lucidité en situation de face-à-face. Mais sa mobilité et ses déplacements incessants font de lui un poison pour ses adversaires. Tantôt en décrochage et tantôt excentré pour créer le surnombre sur le côté, il est aussi capable d’accélérer le jeu en une touche. Un talent certain que personne ne remet en question, encore moins Thierry Henry :

Le Sénégalais va néanmoins devoir continuer de travailler son dernier geste pour mettre tout le monde d’accord. Avec lui en numéro 9, l’OM a gagné deux fois, s’est incliné également deux fois et a fait un match nul. De très bon augure pour une première saison pleine en professionnel.

Payet, homme à tout faire

Le capitaine olympien est resplendissant cette saison. Et pour cause, il aligne les bonnes performances à divers postes. En témoigne sa heatmap bien garnie, traduisant une présence sur tous les fronts de l’attaque :

Heatmap de la saison de Payet. Source : Sofascore.

Lors des premiers matchs de la saison, Sampaoli lui a attribué un rôle de faux numéro 9. Il décroche souvent, et fluidifie énormément le jeu de transition de l’équipe par des passes lasers et bien dosées. Alors étincelant, il s’est montré décisif lors de chacune des quatre rencontres qu’il a effectué en Ligue 1. Il a en effet cumulé pas moins de cinq buts et une passe décisive. Une organisation offensive qui lui convient totalement, lui permettant d’exploiter ses talents de finisseur. En réalité, il ne reste que peu axial et profite du grand taux de liberté qui lui est laissé pour constamment aller chercher des phases de construction rapide avec du jeu en triangle. Sa capacité à faire briller ses partenaires se ressent également dans les résultats de l’équipe à ce moment là. Il était d’ailleurs impliqué directement sur 60% des buts de l’OM.

Ensuite, le retour de Milik et la montée en puissance de Dieng aident, il s’est retrouvé plus bas sur le terrain. Il n’a réellement repris sa place d’attaquant que lors des trois derniers matchs de Ligue 1. Oppositions durant lesquelles il aura à chaque fois délivré un caviar. En plein cœur du jeu, il s’est adapté et a davantage fait évoluer son jeu pour débloquer la situation. Au final, l’OM a gagné plus de la majorité de ses matchs lorsque Payet était aligné à la pointe de l’attaque.

Pourtant cette solution bien que fonctionnelle apparaît compliquée à maintenir sur la durée. Privant Milik et Dieng de leur poste de prédilection, on n’imagine pas le technicien argentin laisser le buteur polonais coltiné à une place de remplaçant toute l’année. Un entre-deux est toutefois possible comme face à Nice où Payet avait réalisé un bon match. Positionné en second attaquant derrière Milik, il était même allé arracher l’égalisation avant la mi-temps.

Une association Milik / Dieng ?

Une seule fois cette saison un dispositif avec deux buteurs a été utilisé. C’était en Europa League, lors du match retour face à Galatasaray. Avec l’absence du numéro 10 olympien, Sampaoli a conduit un 4-4-2 en losange qui n’a malheureusement pas vraiment fonctionné. Pourtant complémentaires dans leurs styles de jeu, les deux buteurs n’ont pas eu de complicité au cours de la rencontre. Et malgré le doublé de Milik, l’OM a lourdement chuté ce soir-là.

Statistiques du match retour contre Galatasaray. Source : WhoScored

En voyant les statistiques de ce match, on se rend compte des difficultés de l’OM à produire du jeu offensivement. Malgré un nombre élevé de passes (516), aucun ballon en profondeur n’a été distribué. Aucun. L’équipe a distillé 21 centres dont un seul a été véritablement décisif lors du second but de Milik. Le principal style de jeu des Olympiens était constitué de passes courtes, qui n’ont pas forcément facilité la cohésion entre les deux buteurs. On remarque également que, malgré la présence en nombre dans l’axe du terrain, ce sont plutôt les ailes qui ont été choisies. Seulement 25% des attaques marseillaises sont passées par le centre en construction rapide.

Et lorsque l’on prête attention au positionnement moyen des différents joueurs, on voit que Milik était plutôt en retrait, dans un rôle d’attaquant en pivot. Dieng quant à lui était le plus haut placé sur le terrain, avec l’idée de prendre la profondeur. Une constante double option qui n’a pas porté ses fruits. D’ailleurs, cette configuration n’a pas été réitérée depuis. Cette solution ne semble donc pas être la plus adéquate. Par ailleurs le retour de Payet a rapidement mis un terme à cette idée, un triangle offensif semblable n’étant pas dans les plans du coach argentin.

Un besoin de renfort ?

Lors du mercato d’été, plusieurs noms sont sortis pour étoffer le poste d’avant-centre. Si certains sont en difficulté dans leur nouveau club comme Alexander Sørloth, d’autres brillent de mille feux actuellement comme Giovanni Simeone. Si finalement aucun buteur de métier n’a été recruté, l’OM pourrait bien épier les opportunités cet hiver. Adepte de bonnes affaires, Longoria souhaite sans doute attirer de jeunes talents à vocation offensive. Néanmoins il faudra également prendre en compte le possible retour de Dario Benedetto à la fin de l’exercice, dans le cas où Elche ne lèverait pas son option d’achat.

Ces derniers jours plusieurs rumeurs ont commencé à émerger. On pense notamment à la jeune pépite d’Amiens George Ilenikhena, âgé de 15 ans seulement. Des profils disparates mais une même volonté de se renforcer en attaque. Pour le moment, il faudra se contenter des alternatives présentées ci-dessus.

De la concurrence sur les ailes

Contreperformances récurrentes sur le côté gauche

Trop peu souvent jusqu’alors le danger a été amené par le flanc gauche de l’attaque. Si des alternatives existent à ce poste, aucune n’a pour le moment pris un réel ascendant sur les autres.

De la Fuente, une fougue mal utilisée

Avec ses 962 minutes de jeu depuis août, l’Américain est le plus utilisé dans ce rôle. Pourtant, impliqué sur deux passes décisives lors des première et troisième journées de championnat, il n’a plus récidivé depuis. Un long passage à vide qui ne l’a pas empêché de continuer à faire des différences sur son couloir. A 20 ans, il reste un talent à polir et une certaine irrégularité dans ses performances pouvait être prévisible pour sa première saison au plus haut niveau.

« Je m’impatiente beaucoup, j’ai vraiment envie de marquer. Après on a tous des objectifs. Moi si j’arrive à marquer 10 buts et donner 10 passes ça serait très bien. »

Konrad de la Fuente lors d’une conférence de presse donnée le 21 septembre dernier

Des volontés fortes pour lesquelles l’ailier met la barre haute. Mais, trop souvent brouillon et peu décisif en général, il commence à perdre sa place de titulaire acquise après une très bonne préparation. Absent de la feuille de match face à Strasbourg, il n’a pas vraiment marqué de points en Coupe de France le week-end dernier. Excentré et proche de la ligne de touche la majorité du temps, il ne crée pas assez de différences. Seulement 45% de duels gagnés et 56% de dribbles réussis. Des chiffres qui contrebalancent avec de nombreuses pertes de balle qui renforcent son caractère inoffensif sur le terrain.

Autre preuve de son probable manque de confiance : l’espoir ne subit qu’une faute tous les deux matchs en moyenne. Une statistique anodine mais qui témoigne bien de la prise de risque minime chez un joueur normalement engagé.

[A lire également : Konrad de la Fuente, un joueur idéal pour l’OM ?]

Le cas Henrique

Les opinions divergent au sujet du Brésilien. Avec moins de la moitié du temps de jeu de son compère américain, il a pourtant su se montrer autant décisif au final. Écarté pour la coupe d’Europe, Henrique a connu une grosse période de disette en début de saison. Laissé à une place de remplaçant, il n’a jamais donné pleine satisfaction lors de ses entrées en jeu. Il n’a d’ailleurs débuté qu’une seule fois à son poste de prédilection, c’était contre Angers lors du match nul 0-0. Étonnamment, c’est lorsqu’il a été aligné sur le flanc droit qu’il a délivré sa passe décisive et marqué son premier but sous les couleurs olympiennes.

Si la confiance pourrait revenir dans le camp du joueur après ses récentes bonnes prestations, son destin ne semble pas si clair. Selon Torcedores, plusieurs clubs européens et brésiliens se seraient positionnés pour accueillir le joueur en prêt. Quoiqu’il en soit, Henrique a précisé en conférence de presse qu’il se sent bien à l’OM et qu’il souhaite y rester.

En tout cas, difficile de dire actuellement quel pourra être son rôle dans l’effectif pour la deuxième partie de saison. Le retour d’Ünder titulaire sur l’aile droite semble à l’heure actuelle inévitable. De ce fait, Henrique devrait retrouver une concurrence pour du temps de jeu. Un candidat sérieux pour monter en puissance et prendre une nouvelle dimension en 2022.

Les surprises Lirola et Dieng

Face à la Lazio lors du match aller, Sampaoli a tenté de positionner Lirola en milieu gauche. Un poste tout nouveau pour lui et dans lequel il n’a pas vraiment convaincu. Droitier, la tâche était dure et ses centres se sont avérés trop imprécis. Un choix que l’on ne reverra sûrement plus au vu des alternatives que possède le tacticien.

Tout part du match contre Monaco pour Dieng. Inattendu sur l’aile gauche, il fait pourtant un match plein. Déstabilisant et tranchant dans ses appels, il s’offre de nombreuses occasions et inscrit un doublé que personne n’avait vu venir. Utilisé à cinq reprises de cette manière, c’est ici qu’il se montre le plus prolifique. En effet, il comptabilise trois buts et une passe décisive à ce poste. Un nouvel atout à rajouter à sa palette d’attaquant complet.

Cependant cette place vaut particulièrement cher à l’OM et constitue le plus grand turnover de l’effectif. De plus, si on observe cette nouvelle interaction entre Milik et Dieng en tant qu’ailier maintenant, on se rend compte que les deux n’ont jamais été simultanément décisifs dans une même rencontre. Une incompatibilité qui se poursuit et qui peut s’expliquer par les difficultés que rencontre le Sénégalais dans son jeu de passes. Avant-centre de formation, il n’est pas dans ses habitudes de centrer et d’apporter le danger par la passe Mais son importance persiste dans ses déplacements avec et sans ballon pour libérer de l’espace pour ses partenaires, chose qu’il fait très bien.

Un flanc droit (presque) incontesté

Si le choix est permis de ce côté aussi, il reste moins cornélien. Toutefois, depuis la blessure en sélection de notre international turc, plusieurs joueurs se sont succédés pour tenter de le remplacer, sans réel succès.

Everything Ünder control

On peut sûrement parler de renaissance pour le petit prince turc. Après des années plus que compliquées, il retrouve ses sensations d’antan pour notre plus grand plaisir. Combattif, hargneux mais tellement facile, il est actuellement le troisième meilleur buteur de l’OM cette saison avec cinq réalisations. Deux passes décisives viennent conclure un apport plus que satisfaisant dans l’effectif marseillais. Malgré tout, des axes d’amélioration sont clairement détachables dans le jeu d’Ünder.

Il ne cadre par exemple qu’en moyenne un tir tous les deux matchs. Un ratio bien trop bas pour espérer garder une régularité offensive. De même, il possède un taux de passes réussies plafonnant à 78%. En dessous de la majorité de l’équipe, ce qui occasionne donc trop de pertes de balles évitables. Mais, dans l’ensemble, le Turc se détache nettement de ses coéquipiers dans ce rôle, capable de prendre le couloir aussi bien que de repiquer sur son pied gauche fétiche.

Préservé en Coupe de France probablement à l’approche du match de ce soir, Ünder devrait rapidement sa place de titulaire dans le onze phocéen. Sa bonne complicité technique avec Payet est bénéfique pour l’équipe. Lorsque les deux se cherchent, ils arrivent très souvent à créer des différences. Autre preuve de son ancrage dans l’équipe : tout le monde sait jouer avec lui. De fait, pour chacun de ses buts la pénultième passe a été réalisée par un joueur distinct. Accessible et avec la mire bien réglée sur le but, il constitue l’option majeure à droite pour le moment.

Harit en trouble-fête

Arrivé dans les derniers instants du mercato, le Marocain a hérité du numéro 7. Peu de matchs pour lui cette année, il n’a participé qu’à onze bouts de rencontres. Un but à son compteur, face à Rennes. Un match important dans lequel Harit a réellement apporté sur le flanc droit de l’attaque. En tout, trois petits matchs à ce poste. Beaucoup d’imprécisions chez ce joueur fantasque. Une moyenne de 11 ballons perdus par match. Énorme si l’on prend en compte le peu de minutes qui lui sont octroyées chaque fois.

Pourtant Harit dépanne bien et reste généreux dans l’effort. Celui qu’on voyait déjà comme le successeur de Payet se fait attendre, mais les qualités sont là. Si une place de titulaire semble hors de discussion à l’heure actuelle à cause de son irrégularité, il pourrait bien prendre du poil de la bête en cette seconde partie de saison. Un retour en forme qui ferait du bien pour celui qui possède un très beau toucher de balle.

Finalement, c’est avec de nombreuses options à chaque poste offensif que Sampaoli va pouvoir gérer le reste de cet exercice. Le mercato d’hiver aidant pour de possibles opportunités, le coach devrait néanmoins avoir assez de qualité pour aligner un onze compétitif à chaque rencontre. Formes différentes, styles opposés… tout ne sera pas facile à assembler mais on peut s’attendre à une marge d’évolution pour le secteur offensif de l’OM. Un effectif assez jeune à qui il faut laisser le temps de mûrir…

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