De la désillusion du Parc à un Olympico de folie, l’OM s’est remis à l’endroit

En deux semaines, l’Olympique de Marseille a enchaîné le PSG, Monaco en coupe, Lille et Lyon. 6 points pris et une élimination après ces 4 matchs. Retour sur une quinzaine très chaude du côté de l’OM.

Deux lourdes défaites pour commencer
Une cata défensive

4-0 au Parc des Princes et 2-1 à Louis II, l’OM a débuté sa série d’une très mauvaise manière. À Paris, nous avons assisté à une première mi-temps engagée mais terrible défensivement où les arrières marseillais ont enchaîné les erreurs individuelles. Du manque de maturité de Kamara au mauvais alignement de Sarr en passant par deux erreurs de Mandanda, l’OM a été mené très vite 4-0 contre de talentueux parisiens. Le gardien et capitaine marseillais a d’ailleurs sauvé l’OM plusieurs fois; le score aurait pu être plus sévère. Mais ils n’ont pas été inquiétés en seconde mi-temps après le relâchement parisien.

À Monaco, AVB a décidé de changer son système et de tenter la défense à 3. En manque de repères, les marseillais se retrouvent menés 2-0. Des errances défensives, un manque d’intensité et d’envie qui inquiètent avant d’affronter Lille et Lyon. Repassés en 4-3-3 en deuxième période, ils ont montré un peu plus d’assurance derrière.

Une bouillie offensive

Dans une surprenante tactique, le pressing marseillais a été très bien géré par les parisiens. Un mélange de pressing haut avec une défense placée assez bas, ont permis aux milieux parisiens d’être libres et de n’avoir aucun mal à lancer Kylian Mbappé et Mauro Icardi. Il y a tout de même eu quelques opportunités pour les phocéens. Darío Benedetto a manqué de spontanéité dans la surface et Valère Germain a envoyé une belle frappe pied gauche au dessus du cadre. C’est à peu près tout pour les joueurs d’André Villas-Boas dans cette première période.

À la suite du relâchement parisien, les Marseillais ont eu plus d’occasions pour se montrer devant. Mais le manque d’intensité, sûrement dû au résultat aussi, a empêché les Olympiens d’être dangereux. Seule une frappe du jeune entrant Marley Aké a inquiété Keylor Navas.

À Louis II, c’est le niveau technique qui a inquiété. Un nombre de passes incalculable a été raté, peu d’actions intéressantes, même le but vient d’une passe de Payet contrée. Alarmant.

Hiroki SAKAI of Marseille during the Ligue 1 match between Paris Saint Germain and Marseille at Parc des Princes on October 27, 2019 in Paris, France. (Photo by Dave Winter/Icon Sport) – Hiroki SAKAI – Parc des Princes – Paris (France)
Un réveil à point nommé

Après s’être incliné au Parc en championnat et à Louis II en coupe, Marseille a retrouvé le Vélodrome. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le retour a été réussi. Vainqueurs de Lille et de Lyon sur les scores de 2 buts à 1, les Marseillais ont retrouvé le sourire et surtout un groupe soudé.

Álvaro, le facteur X de la défense

De retour de blessure, Álvaro González a fait un bien fou. Malgré son expulsion et son incompréhension avec Steve Mandanda sur le but lyonnais, ses tacles et ses interventions ont été des grands artisans de ces deux victoires. L’OM est d’ailleurs invaincu lorsque l’Espagnol est titulaire. Le replacement de Kamara en position de numéro 6 et le réveil de Caleta-Car ont aussi beaucoup aidé. Le premier a récupéré un nombre incalculable de ballons et a montré un niveau technique très intéressant à l’inverse de Kevin Strootman, toujours aussi friable. Le second nous a offert une agressivité et une solidité qui lui manquaient depuis son arrivée.

En attaque, de la chance et du talent

Contre Lille, l’OM a réussi l’exploit de marquer deux buts en ne cadrant qu’un seul tir. Une réussite due aussi à de l’envie et de l’engagement bien récompensés. Le pressing mis en place par Villas-Boas a été beaucoup plus intéressant que celui affiché à Paris. Il a complètement empêché les Lillois d’avancer et de se procurer des occasions. Les milieux travaillant inlassablement ensemble, ils ont réussi a récupérer beaucoup de ballons et très souvent les convertir en opportunités.

On l’a dit, l’OM a su provoquer sa réussite. Sur les 4 buts inscrits, on notera un pénalty, un contre-son-camp et une boulette du gardien du LOSC. Mais tout cela n’est pas dû au simple hasard. Le pressing constant et intelligent marseillais, inquiète, perturbe l’adversaire et le pousse à la faute. Les Marseillais sont donc plus libérés et gagnent en sérénité au long du match.

Dimitri Payet of Marseille celebrates his first scoring with team-mates during the Ligue 1 match between Marseille and Lyon at Stade Velodrome on November 10, 2019 in Marseille, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) – Dimitri PAYET – Orange Vélodrome – Marseille (France)
La renaissance d’Amavi comme un symbole

Auteur d’un début de saison catastrophique, dans la lignée de la saison dernière, Jordan Amavi renaît depuis le match contre Monaco, où il a surnagé malgré la défaite. Trois matchs où l’on retrouve peu à peu en lui un latéral gauche de niveau convenable. Les supporters l’ont bien vu et l’ont signifié sur les réseaux sociaux. Le symbole de la renaissance de l’OM, c’est bien lui.

Bilan final : 6 points sur 9 possibles et une deuxième place

6/9 voire même 9/12. Car, oui, l’OM avait aussi battu Strasbourg avant d’enchaîner ces 4 « gros » du championnat. Cet enchaînement parfait à domicile permet à l’OM d’être le dauphin du PSG avant la trêve qui arrive d’ailleurs à point nommé. Les Marseillais pourront digérer cette 2ème place et se reposer après une série de matchs à fort enjeu et grosse adversité. Le calendrier après la trêve sera d’ailleurs a priori plus tranquille, avec 4 matchs contre des équipes classées après la 10ème place.

L’OM a donc obtenu un bilan de deux défaites et deux victoires dans cet enchaînement de haute volée. Les deux défaites sont sans grande conséquence car la première est contre le PSG, et malgré la rivalité, ces 3 points ne sont pas cochés en début de saison. Et celle face à l’AS Monaco les élimine de la Coupe de la Ligue, compétition qui avait l’air mise à l’écart vu l’engagement qu’ont mis les joueurs pendant le match. Concernant les deux victoires, elles interviennent contre des concurrents directs, Lille et Lyon, ce qui permet aux Olympiens d’atteindre la deuxième place avant la trêve.

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