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L’OM et Frank McCourt, 5 ans de relations partie 2

La semaine passée, c’était l’occasion de se remémorer le rachat de l’OM, 5 ans jour pour jour de Frank McCourt. Le premier bilan a été établi la semaine passée (L’OM et Frank McCourt, 5 ans de relations). Cette semaine, le bilan portera sur la gestion des transferts et des entraîneurs.

Les erreurs de la direction

Durant ces 5 années, l’OM a vu beaucoup de joueurs arriver. Cependant, beaucoup d’entre eux ne sont pas de grandes réussites.

Une mauvaise gestion des joueurs

Comme dans tout club, les transferts ratés sont fréquents. Mais pour Marseille, certains l’ont été particulièrement. Il ne s’agit pas que des joueurs qui ne sont pas au niveau attendu mais qui pourraient performer. Beaucoup de joueurs recrutés se sont retrouvés complètement écartés du groupe assez rapidement. C’est le cas, par exemple de Grégory Sertic. Ancien marseillais de 2017 à 2020, il n’a disputé que 20 matchs. Les autres qu’il disputera seront avec la réserve du club. Et il n’est pas le seul dans ce cas là, Aymen Abdenour, durant son prêt, évoluera la majorité du temps avec la réserve.

Néanmoins, il est vrai que si le joueur fait un flop et pénalise l’équipe, il faut l’écarter du groupe principal. C’est aussi le cas de Hubočan. Cependant, il passera 3 saisons avec le club. La direction n’a pas su s’en débarrasser, faute d’un trop gros salaire. Kostas Mitroglou en est un autre exemple. Le club le recrute contre 15 millions d’euros, une grosse somme pour l’OM. Cependant, il ne convient pas au coach marseillais de l’époque, Rudi Garcia. Par la suite, il se retrouve prêté et écarté par le groupe en réserve. Ce cirque continuera jusqu’à la fin de son contrat en 2020. La faute lui aussi à son trop gros salaire.

Sertic lors de son premier entraînement avec l’OM

Des erreurs de casting

Les joueurs sont ceux qui ont leur destin entre leurs mains. Eux seuls peuvent performer. Cependant, en cas de club avec la barre trop haute, le flop ne vient pas que de eux. Plusieurs facteurs doivent être étudiés par la direction des clubs. L’âge, le niveau, le coût de la transaction et le caractère du joueur. Parfois, sous la direction d’Eyraud, les critères n’ont pas eu l’air d’avoir été établis. C’est notamment le cas pour Patrice Evra. Bien que sa carrière fut des plus exemplaires en terme de performances, de clubs et de palmarès, son épisode OM n’est pas des plus fameux. Il arrive en fin de carrière et ses belles performances se font rares. Il ne peut également disputer tous les matchs. L’erreur de casting semblait déjà grossière. Et ce malgré un état d’esprit irréprochable. Cependant, son dérapage en Europa League renforcera cette erreur. Le club se voit dans l’obligation, à juste titre de le licencier. Encore un peu plus de budget du club vaporisé vainement.

Ces erreurs se font nombreuses. Les joueurs visés sont, pour la plupart des joueurs de 30 ans, en perte d’altitude. Certains mêmes sont recrutés et ne jouent pas, comme nous l’avons vu plus haut. Des erreurs assez grossières pour l’OM qui affiche de grosses ambitions.

Patrice Evra raccompagné sur le banc par Rolando suite à son dérapage en Europa League

Mauvaise gestion des réussites

La direction olympienne n’a pas fait que des mauvais choix de recrutements. Certains coups étaient même très intéressants. Il s’agit plutôt de la gestion de certains joueurs performant qui est mauvaise. C’est le cas de William Vainqueur. Il arrive en prêt pour une saison, où il affichera un niveau au-dessus des performances attendues. À la fin de la saison, tout porte à croire que l’OM entre en négociation pour l’acheter. Mais il n’en sera rien. Malgré sa super saison, il repart de Marseille pour l’AS Rome.

Luiz Gustavo est également un exemple de cette gestion. Sa première saison est sensationnelle pour le peuple marseillais. Sa seconde est plus compliquée, mais n’est pas flop. Cependant, par faute de gestion des transferts, il se retrouve à évoluer à un autre poste que le sien. Il est placé en défense centrale. Un poste où il peut dépanner, mais pas jouer toute la saison. Au moment de son départ, c’est notamment ce qu’il a souligné.

« Si tu as besoin d’un défenseur central, tu en achètes un. »

– Luiz Gustavo

Un autre exemple de ce gros point noir.

Luiz Gustavo au Stade Vélodrome.

De belles réussites

Tout n’est pas tout noir. En cinq saisons, l’Olympique de Marseille a su réaliser de bons coups (surtout depuis l’arrivée de Pablo Longoria).

Un club qui attire

Marseille a réalisé quelques gros transferts pendant ces cinq années, et ce surtout au début. Lorsque McCourt arrive, une grosse enveloppe dédiée aux indemnités de transfert est mise à disposition. C’est ce qui a permis de rapatrier Dimitri Payet. Le premier a demandé pas moins de 30 millions d’euros. Et lorsqu’il est recruté, le Réunionnais est au pic de sa carrière. Finaliste 6 mois auparavant de l’Euro 2016, leader de West Ham et un tricolore régulier. Marseille a attiré un gros joueur et ce au meilleur moment de sa carrière.

Bien que son transfert sera finalement un flop, l’OM a su attirer Valère Germain. Ancien Monégasque, il arrive contre 10 millions d’euros, et ce six mois après sa demie finale de Ligue des Champions. À ce moment là, on crie même au coup de génie. Son début de parcours marseillais est remarquable aussi. Cependant, la suite est moins glorieuse. Mais attirer un Germain après de telles performances, qui n’était pas loin de l’EdF, illustre bien le fait que Marseille disposait à nouveau d’un rayonnement. Luiz Gustavo en est un autre exemple. Ancien vainqueur de la LDC avec le Bayern, milieu emblématique de la Bundesliga, il vient à l’Olympique de Marseille. Club qui évoluait en League Europa. C’est une image forte pour un tel joueur de rejoindre Marseille à cette période.

Payet avec l’EdF en 2017.

Des joueurs relancés

Lors de ses différents mercato, l’Olympique de Marseille a beaucoup misé sur des joueurs expérimentés non désirés dans leurs clubs. Ou bien encore, des joueurs qui sont envoyés en prêt puisque leurs clubs souhaitent les relancer. Et dans ce cas précis, l’OM a eu le nez creux. Ce qui était le cas de Bafetimbi Gomis. Lui qui arrive d’un club dans le dur en Premier League, personne ne s’attend à une saison sensationnelle du Français. Ce qui s’avéra faux au final. Il s’impose rapidement et inscrit 21 buts en 34 matchs. Plus récemment, Pol Lirola est un belle surprise. Même s’il est plus en difficulté cette saison, il s’est relancé la saison passée. Il a aligné de belles performances, ce qui lui a souvent valu de se voir attribuer par la rédaction le rang « d’Homme du Match ».

Quand on parle de joueur relancé, on pense souvent à Florian Thauvin. Rapatrié après un court passage d’une saison à Newcastle, le joueur se relance complètement. Il enchaîne les performances de haut niveau et est souvent décisif. Il a notamment porté l’OM durant plusieurs saisons. En coupe d’Europe, il s’est montré comme le joueur le plus dangereux. La fin de son épisode marseillais laisse plus perplexe, mais son passage qui a commencé par le retour de son niveau, a été amplement réussi.

Gomis contre Caen en 2017.

Le pari des jeunes joueurs

L’OM ne possède pas le meilleur centre de formation en Europe. Les joueurs qui en sortent se font rare. Seulement deux sont sortis du lot ces cinq dernières années. Néanmoins, ils ont fait les beaux jours de l’OM et un les fait encore. Il s’agit de Maxime Lopez et de Boubacar Kamara. Les deux ont eu régulièrement leur chance et leur place en équipe première sur le terrain. Bien que Maxime Lopez n’est pas le plus marquant des deux, il reste une réussite pour le centre de formation. Boubacar Kamara est une réussite et même un exemple. Il est titulaire indiscutable au milieu de terrain marseillais et a même porté, bien qu’en fin de match, le brassard de capitaine de l’OM. Une superbe image pour toute l’institution marseillaise

Pendant ces cinq années, beaucoup de jeunes ont eu leur chance. C’est par exemple le cas de ZamboAnguissa. Le Camerounais a pu progresser aux côtés de Gustavo mais qu’une seule saison. Lui, qui affichait un bon potentiel et était jeune, a attiré le regard des club anglais. Un bel exemple sur lequel Marseille devrait encore s’appuyer. Avec l’arrivée de De la Fuente cet été, cette politique d’aller chercher de jeunes joueurs est encore d’actualité.

Kamara, Lopez et Escales, joueurs formés au club.

Des entraîneurs marquants

En cinq ans les entraineurs n’ont pas défilé. Et que dire. Certains ont tout de même été de sacrés coachs pour l’Olympique de Marseille.

Rudi Garcia

Le 17 octobre 2016 était une soirée de Gala pour tout Marseille. McCourt devient le nouveau propriétaire de l’OM, et Rudi Garcia, coach assez important, arrive sur le banc. Et ce contre le PSG. Cette rencontre se soldera par une première satisfaction. Un match nul au Parc. Au moment de son arrivée, Garcia venait de quitter l’AS Rome avec qui il avait réalisé de belles performances. Il arrive aussi avec l’étiquette d’ancien champion de France avec Lille.

Bien que beaucoup critiqué suite à des réactions exagérées et à une fin compliquée avec l’OM, son passage reste plus que réussi. Malgré une 4ème place en 2017, le club devient la première équipe à finir 4ème avec autant de points. Le classement reste très serré avec l’OL, soit 2 points. Il est également finaliste de l’Europa League 2017/18 avec une équipe sans profondeur de banc. Une performance remarquable. Il a su hisser l’OM jusqu’en finale européenne, 12 après la dernière en coupe UEFA.

Rudi Garcia lors de la finale d’Europa League contre l’Atletico en 2018.

André Villas-Boas

Bien que le départ fut houleux, son passage à Marseille reste mémorable au vu des 10 dernières années. Il avait le statut d’entraîneur vainqueur de l’Europe avec Porto, et un jeu efficace, prêt à contrer de grandes équipes. Malgré un passage raté en Europe, le reste est réussi.

Après 7 saisons sans, l’OM retrouve la Champions League à la fin de la première saison du Portugais. Et pendant cette saison, l’équipe a su renverser l’OL, Rennes, et Monaco. Le niveau affiché était haut. Pendant la seconde saison, l’entraîneur a même aligné une équipe vainqueur du PSG, chez lui, avec Neymar. Une première victoire contre eux sous l’ère QSI. Une soirée mémorable avec un entraîneur qui a ramené au haut niveau le club.

Villas-Boas lors de son premier Classico au Parc des Princes.

Jorge Sampaoli

L’entraîneur n’est en place que depuis 8 mois, il est donc difficile d’émettre un jugement sur ses performances. Cependant, avec cette arrivée, l’OM est allé chercher un sacré personnage. Connu pour ses colères, ses entraînements rudes, son esprit combatif, il est un homme avec une certaine aura. Cela s’illustre aussi par son amour du foot. Il est également l’ancien coach de l’Albiceleste, une sélection plus qu’emblématique. Un symbole donc réalisé par le club pour montrer l’ambition du projet.

Sampaoli contre Lorient en octobre 2021.

Les bilans mercato sont mitigés. Bien que de bon coups aient souvent été réalisés, beaucoup de recrutements ont flop. Il est assez difficile de tirer un bilan précis. Le bilan des entraîneurs lui est positif. Que ce soit par les noms attirés ou les résultats apportés, la direction a réussi à intégrer de beaux noms au projet phocéen.

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