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PROCHAINS MATCHS

L’OM made in Côte d’Ivoire

La série « OM made in » fait son grand retour. Après avoir parcouru de nombreux pays, nous nous arrêtons en Afrique, afin de retracer l’aventure de certains joueurs ivoiriens passés par l’OM. Des noms oubliés comme des noms bien plus mythiques, à vous de savourer cette rétrospective.

XXe siècle

Désiré-Jean Sikely (1951)

Joueur marseillais dans les années 70, c’est dans la ville phocéenne qu’il fait ses vrais premiers pas dans le football européen. L’Ivorien se poste à la pointe de l’attaque et vient marquer quelques buts avec l’équipe professionnelle. Mais c’est surtout dans les matchs avec la réserve ainsi qu’en rencontres amicales qu’il vient performer. Finalement, entre 1973 et 1979, il aura passé trois saisons à l’OM, celles-ci ponctuées par trois autres saisons au SC Toulon Var, club de National 2 aujourd’hui.

En terme de buts, on peut alors lui octroyer 40 unités, en plus des 5 avec les pros en matchs officiels. C’est donc un apport plus ou moins modéré pour le buteur ivoirien, qui ne cherchait qu’à gagner de l’argent pour sa famille, en arrivant sur la côte méditerranéenne. Repéré sur les terrains de quartiers de la ville, il peut dire bonjour au monde du football. Quelques années plus tard, il vient prêter main forte à des joueurs tels que Skoblar, Magnusson ou encore la paire brésilienne formée de Paulo César et de Jairzinho.

À son retour de Toulon, il entame sa saison la plus intéressante dans son expérience marseillaise, jouant 20 matchs. Les buts ne sont pas là mais le jeune africain aura pu fouler les pelouses marseillaises et connaître un très grand club.

Par la suite, il reste implanté dans le sud de la France en passant dans les clubs de Martigues, Montpellier et Sète. Côtoyant de beaux joueurs et étoffant sa carrière avant de prendre sa retraite. Aujourd’hui, il se positionne dans le monde politique ivoirien, du côté des écologistes.

Cyril Domoraud (97-99)

La fin du siècle approche et l’OM signe, à l’été 97, l’Ivoirien Cyril Domoraud, pour 2,5 millions d’euros. Il quitte Bordeaux, après une saison, pour poser ses valises à Marseille. Il suit alors Roland Courbis, qui devient à ce moment-là le nouvel entraîneur de l’équipe phocéenne. Et ce jusqu’en novembre 1999.

« Rolland a vu tout le travail que j’ai effectué à Bordeaux, il a donc fait en sorte que je l’accompagne à Marseille. »

– Cyril Domoraud dans une interview pour Footdavant, en 2018

« Quand tu arrives à Marseille, tu sens que c’est différent. A Marseille, le niveau était encore plus élevé qu’à Bordeaux car Rolland a su construire un groupe conquérant et combatif. A Marseille, il faut gagner ta place. […] Je me suis donné les moyens pour devenir titulaire. »

– Cyril Domoraud dans une interview pour Footdavant, en 2018

Cyril Domoraud joue en défense centrale, de son poste, il ne marque qu’un petit but durant ses deux saisons à l’OM. Mais l’Ivoirien semble plutôt performer puisque c’est l’Inter Milan qui vient s’y intéresser et le signer à la fin de son passage à Marseille. En juillet 1999, il part en Italie, pour sept millions d’euros, malgré son envie de rester. Mais l’OM a besoin d’argent à ce moment-là.

Il laisse derrière lui 71 matchs joués sous le maillot marseillais, toujours en tant que titulaire. Dépannant aussi parfois sur les côtés de la défense, il est un joueur présent et qui a eu toute la confiance du coach avant de partir, ainsi que celle de certains de ses coéquipiers.

« Avec Lolo [NDLR : Laurent Blanc], on avait juste à se regarder pour se comprendre et savoir ce qu’allait faire l’adversaire. Moi, j’allais plus au duel et lui était présent en couverture. Pendant mes deux saisons à l’OM, Marseille a été à chaque fois la meilleure défense du championnat de France. Avec Laurent, on s’entendait très bien mais on ne sortait pas souvent ensemble à l’extérieur. Mais on s’est encore plus rapproché à l’Inter. On partageait la même chambre en déplacement. A l’OM, j’ai aussi de très bons souvenirs de Fabrizio Ravanelli. »

– Cyril Domoraud dans une interview pour Footdavant, en 2018

XXIe siècle

Ibrahima Bakayoko (1976)

Après une pige à Everton, Bakayoko signe son retour en France (après Montpellier) et arrive à Marseille. Le transfert coûte six millions d’euros au club phocéen, à l’été 1999. C’est là qu’il effectue son plus grand nombre de matchs dans un même club, avec 136 matchs officiels. Son aventure olympienne est faite de hauts et de bas. À seulement 22 ans, il doit faire ses preuves dans un club où rien est acquis. Les supporters sont sans pitié et se prêtent même au jeu de la moquerie parfois.

« Les rapports entre Bakayoko et le public marseillais ont toujours été un peu spéciaux. Nous n’avions pas de haine envers lui, c’était surtout du chambrage. Mais on lui pardonnait parce qu’il se débrouillait souvent pour marquer contre Paris. »

– Un supporter des South Winners (SoFoot)

Principalement avant-centre, il claque 34 buts et offre 6 passes décisives (toutes compétitions confondues). Un total un peu timoré pour cinq saisons passées sous les couleurs marseillaises. Mais l’ancien capitaine des éléphants ivoiriens avait la mauvaise réputation de rater de belles actions parfois. Son irrégularité peut même être résumée avec l’un de ses derniers matchs avec l’OM, face à Guingamp. Il rate un but tout fait, face à des cages vides mais se rattrape en marquant le pion de la victoire, dans le temps additionnel.

Début de saison 2004-2005, Drogba débarque à Marseille, Bakayoko, lui, s’en va pour l’Espagne, à Osasuna. Un échange qui aura du bon par la suite…

Abdoulaye Meité (1980)

Né à Paris, formé au Red Star, c’est pourtant bel et bien à l’OM qu’il a brillé et découvert réellement le haut niveau. Pour 600 000 euros, Marseille se l’octroie à l’été 2000, et ce pour six saisons.
Principalement défenseur central, il tient le rang devant les cages olympiennes. De par sa taille, son physique, il en impose et efface dans l’ombre son petit manque de technicité.

Lorsqu’il arrive à l’OM, il n’effectue que deux matchs pour la saison 2000-2001. Un en championnat et un en coupe de la Ligue. Absent du groupe dans la quasi totalité des matchs, il subit ce début d’aventure olympienne sous la présidence d’Yves Marchand puis de son compatriote Robert Louis-Dreyfus.

Lors de la saison suivante, alors âgé de 21 ans, il grappille un peu plus de temps de jeu : douze matchs au total (TCC). Encore trop peu s’il estime avoir des ambitions avec le club marseillais. Mais il est barré notamment par la présence de Leboeuf, de Camara ou encore de Yobo. Du beau monde donc, qui l’empêche de s’affirmer dans le XI de départ. Mais il est jeune et son heure va approcher. Il enchaîne ses douze matchs consécutivement puis est de nouveau écarté du groupe pour le reste de la saison.

C’est enfin à partir de la saison 2002-2003 qu’il peut s’affirmer comme titulaire. L’Ivoirien cumule alors 142 matchs sur les trois exercices qui suivent et qui concluent son aventure à l’OM. L’un de ses moments forts s’y glisse : son but face à Liverpool, en huitièmes de finales de coupe de l’UEFA, qui permet à l’OM de l’emporter sur la double confrontation.

Il connait donc des périodes bien différentes mais laisse tout de même un bon souvenir de son passage, alors qu’il était jeune en arrivant et sans expérience au haut niveau.

Didier Drogba (1978)

Il ne sera resté qu’une seule saison mais cela a suffit pour s’installer durablement dans le cœur de chaque supporter marseillais. Comme quoi, la durée n’est pas toujours le critère fondamental, si la saison effectuée est stratosphérique.

Après une petite expérience guingampaise, c’est six millions d’euros qui sont déboursés pour l’attaquant de 26 ans, à l’été 2003. Il touche au plus haut niveau, à l’Europe, grâce à l’OM. Alain Perrin le fait venir pour renforcer son équipe et son attaque, bien qu’il soit remplacé par José Anigo par la suite.

L’avant-centre pur et dur n’est pas là pour blaguer. Il ne fait qu’une saison mais affole les compteurs avec ses 32 buts toutes compétitions confondues. L’icone de Chelsea ne rate que quatre petits matchs, non inscrit dans le groupe. Pour le reste, c’est 48 titularisations sur 55 matchs. De quoi l’afficher clairement comme le numéro 9 de l’équipe durant toute la saison. Un rôle qu’il faut porter sur des épaules solides quand on est à l’OM. Et il le fait parfaitement.

C’est l’homme de l’Europe pour Marseille, avec ses onze buts, même s’il ne parvient pas à aider son club à se hisser en huitièmes de la ligue des Champions. Cela dit, le parcours en coupe de l’UEFA (actuellement Europa League) n’est pas à oublier. Sur un démarrage plutôt tranquille, les joueurs d’Anigo grimpent les marches une à une, arrivant au Liverpool de Steve Gerrard. Mais l’Ivoirien est de la partie, il marque sur les deux rencontres et fait plus que qualifier son équipe pour le tour suivant.

La rencontre la plus marquante est sans aucun doute celle qui le voit opposé à Newcastle. Le match aller se termine sur un score vierge pour les deux équipes, mais sur le retour, le roi a parlé et c’est un doublé qui vient offrir une nouvelle finale européenne à tout un peuple.
Malheureusement, la suite, on la connait… L’OM échoue sur la dernière marche mais sans rougir de son parcours. Drogba n’a pas soulevé la coupe mais a porté sur ses épaules toute une équipe.

Didier Drogba contemple tristement la coupe de l’UEFA qu’il n’a pas su aller chercher avec son équipe.

Finalement, il arrive à Marseille en ayant trainé de longues saisons dans de plus petits clubs, n’arrivant pas à imploser enfin. Puis vint l’expérience d’une vie, dans l’antre phocéenne, qui lui a permis de s’exposer aux yeux du monde entier, en tant que grand attaquant du moment et de briller à Chelsea par la suite.

Il garde un souvenir impérissable de l’OM et n’a pas hésité à revenir en ce mois d’octobre 2021 pour effectuer un match de charité pour l’UNICEF, l’association qui lui tient à cœur. De là, il a pu refouler la pelouse du Vélodrome, qui lui avait tant manqué, mais aussi claquer un hat-trick, dans son aisance légendaire.

Didier Drogba lors du match pour l’UNICEF (2021) et aux côtés de Lorik Cana et Taye Taiwo.
Bakari Koné (1981)

Déjà en France, par le biais de Lorient et de l’OGC Nice, il dépose ses valises en Phocée lors du mercato estival de 2008 et ce, pour neuf millions d’euros. Le petit attaquant ivoirien (1m63) a 26 ans quand il signe et repart après deux saisons plutôt pleines. Statistiquement, l’ailier droit a joué 80 matchs, marqué 16 buts et délivré 15 passes décisives. Un joli total pour celui qui n’a pas toujours été titulaire indiscutable au sein de l’effectif. Ce dernier, alors bien fourni par de très bons joueurs, ce qui ne laissait pas beaucoup de place à l’erreur. Ni à la blessure, qui l’a taquinait parfois, lors de son aventure olympienne.

Mais Koné n’a jamais baissé les bras et a continué à être décisif pour son club. Il n’est forcément pas insensible face au doublé de 2010 avec championnat et coupe de la Ligue, glanés par Deschamps et son armada.

« Quand on est dans un effectif, le coach fait des choix, ça peut être toi ou un autre, mais le plus important était d’être concerné et d’être prêt quand on faisait appel à vous. Ç’a été le cas pour tout le monde cette saison-là. J’ai eu pas mal de blessures, mais on avait un groupe magnifique, le coach pouvait mettre n’importe qui titulaire, il aurait fait l’affaire. »

– Baky Koné pour la Provence, en 2020

Malgré cette expérience aboutie et finalisée de la meilleure des manières, l’Ivoirien s’envole pour un nouveau continent, direction le Quatar. Mais c’est bien sous le maillot marseillais qu’il étoffe son palmarès et connait ses meilleures émotions, dans un sacré effectif.

« Un tant soit peu. Quand on gagne un trophée, on se dit qu’on n’a pas souffert pour rien. Ça fait prendre conscience de toute la beauté du football, surtout à Marseille où c’est multiplié par 10, par 1 000… L’émotion est tellement énorme ici qu’on ne peut pas la quantifier ! J’ai tenté de relever beaucoup de défis durant ma carrière, et Marseille en était un beau. Je suis très fier de ce passage et de ces deux trophées. »

– Baky Koné pour la Provence, en 2020
Brice Dja Djedje (1990)

Pour terminer ce tour de la Côte d’Ivoire, nous voilà dans des années plus fraîches en terme de mémoire.

Milieu défensif à ses débuts, Dja Djedje est formé au PSG mais arrive tout de même à Marseille à l’hiver 2014, en provenance d’Évian et pour 700 000 euros. José Anigo est alors son entraîneur pour ces six premiers mois, avant de laisser la place au fameux Marcelo Bielsa, qui lui offrira toute sa confiance. Cela dit, il sera marqué par les blessures lors de sa troisième saison, ce qui l’empêchera de jouer régulièrement.

Arrivé pour suppléer Rod Fanni, l’Ivoirien fait finalement figure de titulaire avec le coach argentin, s’imposant un peu plus à chaque match. Il effectue alors 70 rencontres sur ses deux saisons et demies. Pour un but et huit passes décisives…

« On travaillait tout le temps. Mais le secret, c’est que ça avait commencé en préparation. Il y a des moments pendant la préparation à la Commanderie où l’on était carbonisé. On n’en pouvait plus. On avait fait une préparation vraiment intense. Ce qui fait que quand on arrive en championnat, on se sentait forts. »

– Brice Dja Djedje pour Foot Mercato, en 2021

Lors de sa troisième saison, il goûte à l’Europe malgré le nombre de matchs et de titularisations qui diminuent. Il est finalement plutôt utilisé sur le côté droit de la défense, en tant que latéral, lors de son passage à Marseille.
Son aventure prend fin lors de l’été 2016, s’envolant pour une expérience anglaise cauchemardesque à Watford.

Nombreux sont les joueurs africains passés par l’OM, au passé comme au futur. Pour les Ivoiriens, la liste est hétérogène, de joueurs emblématiques à éléments plus discrets, le pays des éléphants reste un vivier intéressant dans l’Histoire du club marseillais.

[À lire également] Pourquoi l’OM est si populaire en Afrique ?

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