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PROCHAINS MATCHS

#OMFCGB : “Moins de saveur sans les supporters”

Nouveau choc, nouvelle interview ! À l’aube de la réception des Girondins de Bordeaux, ce soir à 21h, nous avons posé quelques questions à nos homologues de Girondins4ever. L’occasion de faire un point sur la situation du club bordelais, d’évoquer le mercato et envisager la suite de la saison.

Pour commencer, bonjour à toi. Qui es-tu, et pourquoi les Girondins de Bordeaux ?

Salut. Je suis Romain, créateur de Girondins4Ever.com, qui existe depuis maintenant 16 ans. Il s’agit du club de mon enfance et comme je suis plutôt fidèle, il l’est encore aujourd’hui.

Un OM-Bordeaux, ça t’évoque quoi ?

Un « classique du championnat », un match entre deux équipes qui comptent le plus de matches et donc le plus de saisons en première division. Une rencontre entre deux équipes qui ont connu le très haut, mais également les saisons moyennes de Ligue 1. Mais plus récemment la “lulu” de Pierre Ducasse, l’année du titre de Champion de France en 2009.

Est-ce qu’on craint moins l’OM quand le Vélodrome sonne creux ?

Oui et non. Oui, parce qu’on sait qu’il y aura moins de bruit, moins de pression, mais à la fois aussi moins de saveur sans les supporters, qu’ils soient marseillais ou bordelais. Et non, parce que Bordeaux n’a pas spécialement tendance à s’imposer au Vélodrome, seulement cinq fois dans l’histoire en championnat. Alors, on part toujours dans l’esprit de se dire qu’on ne va pas gagner, et on attend une bonne surprise.

Marseille marque peu, Bordeaux encore moins… est-ce qu’on peut espérer voir du jeu et des buts dans ce match ?

On n’a marqué qu’un but de moins, et au bout de 6 journées, ça ne veut pas dire grand-chose. On attend surtout de voir à l’épreuve notre défense face à une équipe qui, sur le papier, a un meilleur effectif mais aussi de plus grands objectifs que nous cette saison. Offensivement, on attend le déclic, mais aussi parce que Jean-Louis Gasset a voulu commencer par la base et donc le socle défensif. Peut-être que Marseille sera l’équipe contre qui Bordeaux se montrera enfin dangereux offensivement. D’autant plus que notre équipe préfère clairement jouer contre un adversaire qui laisse des espaces.

Comment, en tant qu’amoureux du club, on ressent un mercato comme celui de Bordeaux cet été ? On peut en retenir du positif malgré tout ?

En fait, on le comprend. Notre club est dans une situation financière catastrophique et un dollar est un dollar. Ce qu’on aurait eu du mal à accepter, c’est de voir notre effectif encore amoindri avec des départs de joueurs importants, ce qui n’a pas été le cas.

Tu aurais recruté à quel poste, si on t’avait consulté ?

Au poste de latéral gauche. Cela fait des années qu’on a une absence totale de joueur convenable à ce poste. Soit on a un spécialiste du poste qui n’arrive pas à être concentré pendant 90 minutes, soit on a un gaucher qui n’a pas de pied gauche, soit un joueur pour qui ce poste n’est pas une position naturelle et de formation pour lui. Un déséquilibre permanant depuis des années.

À l’heure de la première trêve internationale, Bordeaux pointe juste devant l’OM au classement. Tu la sens comment, cette saison ?

Je la sens comme les deux précédentes, à savoir sans vraiment de saveur, sans réellement quelque chose à jouer. Une énième saison de transition, sans ambition sportive, où le sportif est même mis de côté. Une saison terne. Au moins, en partant pessimiste, on ne peut qu’avoir de bonnes surprises. C’est un peu l’état d’esprit des supporters bordelais qui ont plus tendance à se désintéresser de leur club ces derniers mois, pour différentes raisons, qu’elles soient identitaires ou sportives.

L’an dernier, la rencontre s’est soldée sur un 3-1 avec une grosse seconde mi-temps des Marseillais. Mais ce qui a pu interpeller, c’est le discours très positif de Sousa à ses joueurs malgré la défaite. Des regrets de ne pas l’avoir vu poursuivre l’aventure ?

On a surtout réalisé une première période solide et intéressante tactiquement, avant de se relâcher en seconde, et vous donner deux buts notamment, coincés par une philosophie de jeu qui n’a apporté que du flou à nos joueurs, voire qui les a bridés. Paulo Sousa était sûrement un bon entraîneur, mais on ne l’a jamais réellement vu. En Ligue 1, il faut savoir s’adapter à son effectif, encore plus quand on n’a pas de moyens financiers pour le modeler à son goût. Lui s’est enfermé dans son dogmatisme, ne se remettant que très peu en question, probablement par manque de volonté. Et ça, ce n’est pas possible. Depuis son départ, plus personne ne parle de Paulo Sousa, et peu de personnes en parleront à l’avenir. La page est déjà tournée.

Gasset, Roche… tops ou flops ?

Beaucoup trop tôt pour tirer un enseignement ou même donner un jugement. Les deux sont arrivés sans pouvoir agir sur l’effectif. Jean-Louis Gasset doit faire avec les joueurs en place qu’il n’a pas choisis, Alain Roche n’avait pas un copeck pour recruter. Dès le départ, les dés étaient pipés donc il sera difficile de leur tirer dessus, quoi qu’il arrive dans la saison. Mais il y a le plaisir de voir des personnes familières à notre club, on a l’impression de retrouver un peu d’identité et de personnalité. Un peu.

Il y a 11 ans, Bordeaux venait de célébrer son dernier titre de champion de France. Comment expliquer ce déclin sur cette dernière décennie ?

Vous avez deux ou trois heures devant vous ? Bien sûr, des mauvais choix au niveau de la stratégie, au niveau des hommes, des joueurs, et un contexte économique chez les concurrents qui fait que Bordeaux a été rétrogradé financièrement parlant, et donc au niveau du statut. Puis il y eut ce rachat, le Bordeaux Champions Project, vous devez connaître… Et là, c’est à celui qui fera le pire et qui enfoncera le plus le club, un vrai concours où chaque jour les intervenants nous surprennent par leur méconnaissance du foot ou leurs décisions à contre-courant, qui ne portent pas leurs fruits.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour l’avenir ?

Que les Girondins de Bordeaux redeviennent le club qu’ils étaient, à savoir un club familial, proche de ses supporters. Un club ambitieux aussi évidemment, avec un véritable projet, et non pas des bribes ici et là, un semblant d’intérêt sportif. En fait, on veut redevenir un club qui compte, un club régulièrement européen, un club qui emmerde les gros. Ce sera déjà pas mal.

Un petit pronostic pour ce weekend ?

Pas un pronostic mais plus un souhait : celui de passer une bonne soirée, pour ensuite passer un bon dimanche. Pour nous, supporters bordelais, un bon match de Bordeaux, c’est une équipe qui se bat, qui mouille le maillot. Le score, franchement, on s’en fout.

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