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Sampaoli, chronique d’une remise en question

Dans le creux de la vague en février dernier, Jorge Sampaoli a su effectuer les ajustements nécessaires pour se réinventer. A la tête d’un OM enchaînant les contre-performances, il a maintenu son groupe concerné. Contre vents et marées. Une période difficile que l’Argentin, aujourd’hui deuxième de L1 et demi-finaliste de la C4, a dû surmonter.

L’art de tomber puis de se relever

Une défaite amère, qui reste en travers de la gorge. Surtout après un revers 2-1 au Parc OL une semaine avant. C’était le 09 février dernier. L’OM se déplaçait à Nice pour les quarts de finale de la Coupe de France. L’objectif était clair, la gagner, après l’élimination du PSG au tour précédent contre le même adversaire. « Une opportunité unique qui paraissait inatteignable en début de saison. » dira Sampaoli avant le match. Un trophée cher à l’OM qui échappe au club depuis 1989. La suite on la connaît, une défaite retentissante voire humiliante 4-1. Et surtout un Sampaoli dépassé par le jeu de transitions rapides de Galtier.

Un mois de février difficile

En Ligue1, c’est déjà plus compliqué. Une victoire poussive contre Metz, obtenue en fin de match grâce à l’entrée en jeu et le retourné acrobatique de Milik. Puis un vrai coup de mou. Défaite à domicile contre Clermont, match nul à Troyes, revers à la maison contre Monaco. Un seul point pris pour les hommes de Sampaoli sur neuf possibles. La concurrence reprend du poil de la bête. Souverain à l’extérieur, l’OM affiche ses limites à domicile. Dans la tête et les jambes, ça semble également compliqué. « Un mois de fevrier difficile » comme le soulignera Payet tout récemment. Un euphémisme. L’OM n’y est plus.

Un retour que personne n’attendait

Certains voient déjà l’OM perdu après cette série noire. D’autres parlent même de changer d’entraîneur en cours de saison. Le début de la remise en question pour Sampaoli. Il insiste, fidèle à ses principes. Redonne confiance à Milik. Ressort Harit du placard. Prône la verticalité et l’efficacité offensive. Un choix payant à Brest à la mi-mars, avec une victoire fleuve 1-4 et un but pour chacun d’eux. Bien portant en C4, l’OM s’assure entre temps une place en quart puis en demi. A la faveur de victoires à l’aller comme au retour contre Bâle puis Qarabag. C’est le moment de retrouver Nice à domicile, en Ligue 1 cette fois-ci. Avec un coup tactique de toute beauté de Sampaoli. « On savait qu’ils pressaient beaucoup sur les côtés. Donc on a enlevé les latéraux. Il n’y avait personne sur les côtés. Le pressing de Nice n’existait plus. » Celui qui avouait « n’avoir jamais eu le contrôle du jeu » en Coupe a retenu la leçon. Son schéma neutralise les transitions et le pressing niçois, avec une défense et un Pau Lopez très haut. Il positionne aussi Gerson piston gauche et fait rentrer Bakambu en toute fin de match. Deux hommes à la baguette pour sceller le succès olympien 2-1. Une victoire « à six points » qui écartera un concurrent sérieux à une place en C1.

Une gestion de groupe humaine et efficace

Intraitable, l’OM de Sampaoli compte désormais sur son banc pour gagner. L’Argentin a compris que c’était indispensable pour performer dans deux compétitions. Mandanda, Harit mais aussi Dieng ou Bakambu sont mis à contribution par Sampaoli. Alors qu’un conflit avec Milik pointait le bout de son nez, il saura habilement éteindre le feu. Il fera de Mandanda son gardien attitré en C4. Et répètera que seul l’intérêt de l’OM compte. Il n’hésitera pas, non plus, à avouer s’être trompé sur un Harit metamorphosé. « C’est ma responsabilité de ne pas avoir profité d’Amine à certains moments » avouera t’il. Un Harit devenu auteur de 4 buts et d’une passe décisive depuis son retour en grâce à Brest. « Je n’ai pas eu la patience de supporter quelques erreurs qu’il a pu faire« . Sampaoli montre qu’il n’est pas psychorigide et sait se remettre en question. Mais également se faire pardonner et même apprécier de ses joueurs. Comme le soulignera Harit le 05 mai, tout heureux de cette confiance nouvelle. « Je l’apprécie humainement et le respecte beaucoup« . Sampaoli prouve ainsi qu’il sait s’adapter à ses adversaires, sa spécialité, mais aussi et surtout à ses joueurs. Une émulation retrouvée, qui permet à l’OM d’enchaîner 8 victoires consécutives entre mars et avril.

La remise en question des supporters

La remise en question ne vient pas que de Sampaoli, mais aussi des supporters de l’OM, qui décriaient ses choix. Certains critiquaient ses schémas de jeu changeants. Son jeu de possession trop stéréotypé et pas assez direct. Ou encore des résultats insuffisants dans les grands matchs. « Je n’ai rien changé sur le fond. Mais j’essaye de respecter mes idées jusqu’au bout, jusqu’à ce que je ne sois plus là« , disait-il récemment. Des idées qu’il a le mérite d’expliquer avec constance et clarté à chaque sortie médiatique. Il ne faut pas oublier qu’un collectif a dû être quasi entièrement reconstitué. Que l’OM a passé la majeure partie de sa saison, 27 journées sur 35 jusque-là, sur le podium de L1. Que le niveau de jeu affiché est globalement bon, offensif et cohérent. Et que le club a une occasion unique de disputer une sixième finale européenne. Des éléments à ne pas perdre de vue pour juger.

Dans le fond et la forme, Jorge Sampaoli, nominé pour le titre de meilleur entraîneur de Ligue 1, se différencie des précédents entraîneurs entrevus à l’OM et impose intelligemment ses idées. « No Escucho y Sigo » soit « Je n’écoute pas et j’avance » énonce l’un des nombreux tatouages de l’Argentin. A juste titre.

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