Une fleur de lotus dans un marécage

Au cours d’un match désobligeant et tout simplement bourbier face à Rennes, l’Olympique de Marseille sort triomphant sur le score de 1-0.

La composition de départ
La fève dans la galette de boue

Six cartons jaunes, une pelouse nauséabonde, un Benoît Millot trop accroché à son sifflet et un Alain Roche aigri. Quatre faits majeurs, qui résument au mieux la partition de ce soir.

Une première mi-temps légèrement en faveur des Marseillais, dans laquelle Álvaro González touche le poteau. À part cela, ces 45 minutes ont été très hachées. L’OM presse bien, récupère des ballons dans le camp adverse et l’abattage de Kamara, Rongier et Sanson est louable, mais rien ne se crée offensivement. Aucune action dangereuse, aucune combinaison. Radonjić, peu à l’aise à droite, manque cruellement d’agilité. Sur l’aile opposée, Dimitri Payet ne donne pas non plus à réjouir. La faute aussi à un terrain pâle et vaseux et surtout à un entrejeu marseillais qui montre ses limites. Si dans l’aspect combatif et besogneux rien n’est à reprocher à Valentin et Morgan, c’est au niveau créativité qu’il faut s’améliorer. Beaucoup de ballons perdus à la suite d’erreurs techniques et surtout de complémentarité.

Des cartons à foison et des suspensions

La deuxième partie est encore moins reluisante. Des contrôles et beaucoup de passes simples ratés. Les relances d’Álvaro sont aussi par moment effrayantes. L’arbitre a également tenu à se mettre au diapason. Il siffle faute dès qu’un contact engagé se prononce. Ce qui a contribué à faire chavirer match dans un rythme engourdi . Benoit Millot n’a pas hésité à sortir la biscotte. Sept cartons jaunes, dont cinq pour les Marseillais.

Bouna Sarr, Dimitri Payet et Boubacar Kamara sont suspendus pour la réception d’Angers. Il est vrai que les fautes commises par les deux défenseurs sont sanctionnées de manière juste. Dimitri Payet, quant à lui, n’a pas hésité à protester une décision arbitrale. Benoit Millot, tatillon, l’a vite réprimandé, il a ensuite été très gentil à propos du vilain geste de Da Silva sur Maxime Lopez, en adressant un simple jaune au Rennais.

Le match a globalement été ennuyant et Eduardo Camavinga a posé quelques problèmes aux marseillais. Son sens du placement, ses relances mais aussi sa capacité à se jeter au sol au moindre contact a perturbé les plans de l’équipe olympienne. Nonobstant, deux hommes ont décidé de donner une autre tournure à ce match. Qui, pourtant comportait tout les paramètres pour que M’baye Niang marque un but du genou, après un cafouillage dans la surface marseillaise.

82e minute, Kevin Strootman entre à la place de Rongier. L’Olympique de Marseille joue donc à la fois sans vrai attaquant de pointe et sans ailier. André Villas-Boas cherche à ne pas encaisser de but, moins à marquer. Mais après la vilaine faute de Da Silva sur le minot Lopez, la lumière brilla de milles feux, faisant baisser les yeux des Renais et d’Alain Roche.

À l’approche de la surface, Payet déclenche une frappe qui brisa tristement le dos d’Edouard Mendy. Le portier repoussa le tir, Kevin Strootman en homme providentiel, reprend le ballon et laisse exprimer toute sa haine dans sa reprise qui finit au fond du filet.

Avec cette victoire, l’OM peut désormais distancer Rennes de huit points.