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PROCHAINS MATCHS

Article du Guardian sur Payet [Traduction complète]

Le 10 février dernier, le tabloïd anglais The Guardian faisait les louanges de la renaissance de Payet cette saison. Voici la traduction française complète du papier rédigé par Adam White et Eric Devin. Pour des questions de lisibilité, quelques sous-titres ont été ajoutés.

Si le vieil adage à propos des chats et de leurs neuf vies est peut-être inexact, il y a certainement quelque chose de félin en Dimitri Payet. De sa querelle avec Blaise Matuidi à Saint-Étienne, suivie par sa première sélection chez les Bleus puis son départ à Lille en remplacement de Eden Hazard, jusqu’à son premier passage à Marseille pour arriver, enfin, à son fascinant mais finalement funeste séjour à West Ham, l’attaquant natif de la Réunion n’a jamais abandonné sa créativité. Bien qu’étant annoncé comme terminé, l’ombre de lui-même, ou comme les fans de West Ham l’appelleraient, « Le Snake« .

Cependant, après avoir manqué le rendez-vous d’une Coupe du Monde gagnée par son pays suite à une blessure en finale de l’Europa League, la carrière de Payet semblait être arrivée à son terme. Après avoir enregistré 23 passes décisives toutes compétitions confondues cette saison-là, son total a chuté à moins d’un tiers du précédent, la saison dernière. Au début de l’exercice actuel, il n’avait pas marqué en championnat depuis presque 11 mois. Les blessures lui ont joué des tours en limitant son efficacité l’an dernier. D’autre part, le statut grandissant de Florian Thauvin comme fer de lance de l’attaque a aussi estompé considérablement son rayonnement.

Un début de saison trompeur

La saison actuelle apparaissait plus que ressemblante. Payet avait marqué quelques buts, mais après son exclusion évitable contre Montpellier et sa suspension de 4 matchs, sa situation dans l’équipe posait question. Ce dilemme était dû tant à son salaire imposant qu’à la dépendance de l’effectif vis-à-vis du joueur. Un effectif qui semblait toujours tributaire d’une star dont les beaux jours appartenaient visiblement au passé. Une absence de marque donc, ajoutée à celle de Thauvin, qui n’a quant à lui presque pas joué cette saison.

À son retour de suspension, Payet est revenu pour disputer Le Classique face au PSG. Une rencontre conclue par une défaite cuisante, 4-0. Payet s’était peu montré dans cette partie, alors que ses coéquipiers n’ont guère fait mieux. Au lieu d’être annonciatrice d’une baisse de régime d’un effectif court, particulièrement en attaque, ce fût la dernière défaite en championnat de l’OM d‘André Villas-Boas. Payet a dès lors été prépondérant dans cette série. Même sans être à son meilleur niveau à l’approche de son 33ème anniversaire, il peut prétendre être de retour parmi les meilleurs attaquants du championnat, si l’on excepte les joueurs de la capitale, Ben Yedder ou encore Moussa Dembélé.

La Payet-dépendance

En effet, 6 des 8 buts de Payet en championnat ont été inscrits après son retour en forme (son meilleur total s’élevant à 13 réalisations en Ligue 1, il y a presque 10 ans avec Saint-Étienne). Une réponse bienvenue à l’arrivée estivale de Darío Benedetto. Tout n’a pas été parfait pour l’OM, qui a pu apprécier l’excellent niveau de Mandanda (qui semble lui aussi avoir retrouvé une seconde jeunesse), bien plus décisif que n’importe quel élément offensif de l’effectif. Mais les résultats parlent d’eux-mêmes et avec désormais 9 points d’avance sur la 4ème place, un retour en Ligue des Champions est plus que jamais d’actualité.

La victoire obtenue samedi dernier face à Toulouse a été un exemple idéal de cette équipe avec un Payet requinqué. Avant la rencontre, aucune équipe n’avait marqué contre l’OM en 2020 en championnat. Toulouse, lanterne rouge à la dérive et privée de plusieurs cadres, semblait ne pas pouvoir rivaliser. Cependant, après avoir frôlé la catastrophe sur un raté incroyable de Leya Iseka d’entrée et à bout portant, puis sur une opportunité de Boisgard, Marseille a doucement asphyxié toute volonté de jeu.

Leur contrôle sur la partie a été récompensé lorsque Payet, en début de seconde période, a décoché une superbe frappe. De l’extérieur de la surface, Payet a joliment débloqué le match. S’en est suivie une petite phrase de son entraîneur en après-match : « Le Barça est Messi-dépendant, la Juve est Ronaldo-dépendante. Si nous sommes Payet-dépendant, nous sommes Payet-dépendant.« 

Les Catalans se sont servis de Messi pour masquer leurs récentes difficultés et évoluent à un autre niveau que l’OM. Mais, la liberté avec laquelle Payet joue depuis peu sous les ordres du Portugais a souvent fait la différence. Les résultats, qui voient l’OM dans sa meilleure saison depuis presque une décennie, sont indéniables.

Ligue des Champions : une question de vie ou de mort

Cela dit, rien n’est encore entériné pour Marseille. Lille se présente dimanche, après une affiche à haute tension en Coupe face à Lyon, en milieu de semaine. Cependant, l’utilisation intelligente de Payet par Villas-Boas a été déterminante dans la réussite retrouvée de l’équipe sur le terrain. Avec de telles difficultés financières, un retour dans la plus belle des compétitions européennes serait tout sauf anecdotique. D’autant plus avec la nouvelle répartition des droits, synonyme de frustration pour ceux terminant en milieu de tableau.

Article original : The Guardian, « Dimitri Payet roars back into view with audacious Marseille winner »

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