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Bilal Boutobba, une carrière qui décolle enfin ?

Presque quatre saisons après son départ de Marseille, Bilal Boutobba décide de se relancer en Ligue 2. Après avoir échoué en Espagne et à Montpellier, il renforce le Chamois Niortais. Là-bas la pression sera moindre, il aura la pleine confiance de son entraîneur. La mi-saison à peine passée, nous pouvons d’ores et déjà dire que son choix a été payant. Retour sur le début de carrière du jeune marseillais.

Boutobba découvre la Ligue 1 à 16 ans

Plus jeune joueur sous le maillot professionnel de l’OM…

Lancé par Marcelo Bielsa le 14 décembre 2014, Bilal Boutobba joue son premier match professionnel avec Marseille. Un honneur pour celui qui est un véritable enfant de la ville. Il est par conséquent devenu, à la suite de cette entrée en jeu, le plus jeune joueur à avoir porté le maillot de l’OM en Ligue 1. El Loco a vu en lui en énorme potentiel à polir, n’hésitant pas à le faire jouer. Rien de surprenant aujourd’hui, mais il faut savoir qu’à cette époque il était rare de voir un jeune de l’OM être régulièrement utilisé. Encore plus pour un minot du club ayant fait ses gammes dans toutes les catégories.

« Si je signe à l’OM, je sais que je me perds. C’est une belle offre, c’est même fabuleux, mais ce n’est pas une question d’argent. J’ai besoin d’un projet sportif et il n’y en a pas ! »

Bilal Boutobba, à l’Equipe

La saison suivante, il réalise toute la préparation avec les professionnels. De bonne augure pour une future carrière chez son club formateur. Mais le clan Boutobba voit les choses autrement. En 2016, les jeunes du club ayant du temps de jeu régulier se comptent sur les doigts d’une main. De quoi se poser de réelles questions sur un potentiel avenir chez les Phocéens. Pourtant, l’OM lui propose un contrat professionnel. Il comprendrait un salaire mensuel à hauteur de 8000 euros, accompagné d’un logement et d’une voiture de fonction. Une belle proposition néanmoins déclinée par le jeune joueur. Même si l’opportunité d’évoluer sous les couleurs de son club formateur serait belle, il n’est pas garanti d’avoir un projet sportif qui suive derrière.

… ce qui attire la convoitise des écuries étrangères

Le fait que Boutobba n’ait pas signé de contrat pro, mais ait eu une exposition médiatique a attiré l’attention. Que ce soit en France ou à l’étranger, les observateurs du minot étaient nombreux. Selon les informations de La Provence, les Londoniens de Tottenham avaient même formulé une proposition concrète à Bilal. Mais finalement, c’est le Séville FC qui rafle la mise ! Le 18 juin 2016, Boutobba annonce son départ de l’Olympique de Marseille, et s’envole vers le sud de l’Espagne.

Départ précoce à l’étranger, le début des galères

Une adaptation andalouse ratée

Source : le buteur.com

Deux saisons plus tard, Bilal Boutobba enchaîne…mais avec la réserve sévillane. Le projet initial était pourtant de débuter avec cette même équipe, puis de monter en puissance pour atteindre l’équipe première. Cela n’arrive jamais. Le Franco-Algérien ne dispute la moindre rencontre en première division espagnole. Une énorme déception, lui qui espérait avoir plus de chance d’exploser au plus haut niveau. Peut-être a-t-il visé trop haut, peut-être lui aurait-il fallu passer par des étapes intermédiaires ? Qui sait ?

« En allant là-bas, je savais que je n’allais pas arriver à être titulaire. Mais j’ai progressé à tous les niveaux, je fais des choses que je ne faisais pas avant »

Bilal Boutobba, à l’Équipe

Les exemples de Français, jeunes, partis à l’étranger très tôt, il y en a des tas. Des centaines. Pour quel taux de réussite ? Très peu, mais c’est le risque et le natif de Marseille le sait. Il en garde le positif, ce qu’il a appris au niveau du jeu et a pris de maturité. Selon l’Équipe, il rentre en contact avec un club de Ligue 1 à la fin de sa deuxième saison. Des rumeurs s’intensifient alors quant à son retour en France. Il tombait peu à peu dans l’oubli, c’était le moment pour lui de se relancer. À la suite d’une trentaine de rencontres de Liga Adelante (aujourd’hui Liga 123), Boutobba décide de résilier son contrat. Son objectif d’exploser à Séville a échoué, mais sa carrière est loin d’être terminée. En septembre 2018, il revient en France pour s’engager au Montpellier HSC.

Bis repetita à Montpellier

Le virevoltant gaucher ne trouvera visiblement pas sa place au sein de l’effectif montpelliérain. Pire, il se retrouvera dans la même situation qu’à Séville, à devoir gratter du temps de jeu en réserve en National 2. L’explosion de carrière tant espérée n’a pas eu lieu… Dommage, car Laurent Nicollin, président du Montpellier HSC, avait placé pas mal d’espoir en lui. Voyant en lui un potentiel à explorer pour l’élite. Néanmoins, il marquera tout de même un but en N2 pour une quinzaine d’apparitions. Malheureusement pas assez pour lui offrir une prolongation de contrat, surtout en période pandémique.

À 21 ans, l’avenir du Franco-Algérien s’annonce donc en pointillé, en cette fin de saison 2019-2020 prématurée… Pourtant, des écuries françaises de divisions inférieures restent aux aguets concernant la situation de Boutobba. Un dilemme se présente alors à lui : essayer à tout prix de réussir au plus haut niveau, ou tenter le pari d’un club d’un plus faible standing. Toutefois, il faut prendre en compte dans l’équation le fait que Bilal n’a que 21 ans. Il a encore toute sa carrière devant lui et peut largement prendre le temps de bien se relancer. Ainsi, Bilal Boutobba va s’engager pour le club familial du Chamois Niortais, en Ligue 2.

Reculer pour mieux sauter ?

Trois buts et sept passes décisives. Voilà le bilan comptable de Bilal Boutobba à sa première demi-saison dans l’antichambre de l’élite du football français. Qui l’eût cru ? Honnêtement, un bon nombre d’observateurs ne voyait dans le natif de Marseille qu’un éternel espoir, un joueur ayant gâché son potentiel. Mais aujourd’hui, il fait ses armes dans un championnat où le niveau se relève année après année.

« Je suis bien avec tout le monde, donc je peux qu’être bien sur le terrain. Lors de mon arrivée, on m’a responsabilisé. Je suis venu pour apporter, je ne veux pas m’asseoir sur le fait que je viens de Marseille ou Séville »

Bilal Boutobba, à La Nouvelle République

De plus, au-delà de statistiques, on sent un joueur totalement différent sur le terrain. Il est constamment dans la prise de risque, prend le jeu à son compte pour déséquilibrer les défenses adverses. Il a la peine confiance de son coach et a été bien intégré à Niort. On a l’impression que ses mauvaises années sont bel et bien derrière lui. De toute évidence, Boutobba a progressé et a passé un cap. Il lui reste à finir la saison et à confirmer sa bonne dynamique au sein de l’équipe niortaise.

Bilal Boutobba a été certainement l’un des récents cas les plus médiatisés du footballeur refusant de signer pro dans son club formateur. Parti très jeune à l’étranger, beaucoup ont vu là l’exemple parfait du mauvais choix de carrière. Tout comme Lihadji plus tard, le clan Boutobba a certainement pu penser que le cadre marseillais de 2016 n’était pas propice à son épanouissement. Aujourd’hui, le Franco-Algérien se veut revanchard. Et ses performances sont au rendez-vous ! À lui de garder une certaine régularité pour finir proprement la saison, puis confirmer dans les saisons à venir.

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