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PROCHAINS MATCHS

Bruno Germain : « Il fallait leur marcher dessus »

A deux jours du classique entre le PSG et l’Olympique de Marseille, deux anciens olympiens se sont exprimés sur la rencontre.

Dimanche soir, l’OM se déplace au Parc des Princes à l’occasion de la 11e journée de L1. La dernière victoire de l’OM au Parc remonte à février 2010 (0-3).

A un peu plus de 48 heures du coup d’envoi, Basile Boli et Bruno Germain étaient en interview dans La Provence de ce vendredi matin.

Basile Boli : « Pas besoin de nous motiver ! »

Basile Boli, désormais ambassadeur de l’Olympique de Marseille, a évolué sous la tunique olympienne entre 1990 et 1994. Il a connu l’époque la plus chaude des « classico ». Il est revenu sur cette époque et en a profité pour évoquer le match à venir :

« C’est peut-être du passé, mais lorsque le calendrier tombait, il y avait deux dates à retenir : PSG-OM et OM-PSG. Mais c’était il y a plus de trente ans maintenant. On allait faire la guerre, mais ce n’était pas très beau. De les quatre ans à Marseille, c’est le match avant lequel le coach parlait le moins, il n’avait pas besoin de le faire. »

Basile Boli vs PSG (1994). source : iconsport

Il raconte ensuite une anecdote qu’il n’a jamais racontée à propos d’un classico:

« Il y a eu un avant match très drôle: Franz Beckenbauer (entraîneur puis directeur sportif en 90/91) arrivait dans le car avec nous, il était toujours tranquille. Mais quand ça a commencé à pourrir, que les Parisiens nous balançaient des pierres, il a dû s’abaisser comme tout le monde. Il était scandalisé. Et lorsque nous sommes arrivés dans le vestiaire, il s’est mis à dire « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Ce sont des sauvages! On va leur montrer! » « :

« A cette époque, Bernard Tapie n’avait même pas besoin de nous motiver. Une fois, dans le vestiaire, il a placardé une affiche d’Artur Jorge qui disait qu’il avait une équipe pour défoncer les Marseillais. »

Il conclut en évoquant les OM-PSG d’aujourd’hui :

« Aujourd’hui, le PSG et l’OM ne boxent plus dans la même catégorie. C’est le même championnat, mais ce ne sont pas les mêmes valeurs. C’est comme si tu prends deux mecs qui habitent à Paris. Tout dépend ensuite dans quel quartier ils vivent… »

« Dimanche, il ne faut pas se poser de questions et y aller avec les tripes. À la moindre erreur face à Paris, ça se paye cash. Je n’ai pas envie de trop parler, mais André Villas-Boas fait des miracles. Il bosse à un point que vous ne pouvez pas imaginer. J’ai confiance en lui pour créer l’exploit. »

Bruno Germain : « Il fallait leur marcher dessus ! »

Papa de Valère, Bruno Germain a évolué sous le maillot ciel et blanc entre 1988 et 1991. Il revient, pour La Provence, sur les anciens classico.

Dans un premier temps, il évoque ses pires et meilleurs souvenirs lors d’un classico :

« Le meilleur souvenir ? Les victoires en général. Celle avec le but de Franck Sauzée (lors de la saison 1988/89), quand on gagne le titre de champion de France, est un très bon souvenir. C’étaient des matchs très sympas à jouer.

Pour le pire, j’ai une petite anecdote : Je signe à Paris et je reviens quelques mois après à Marseille en étant capitaine du PSG. On fait 0-0. Je marque un but de la tête qu’on me refuse pour un hors-jeu qui n’existait pas. Dans n’importe quel autre stade, j’aurais râlé mais là, c’était au Vélodrome. Comme j’avais le cœur Marseillais je n’ai rien dis, je me suis simplement replacé. »

Bruno GERMAIN à la lutte avec Safet SUSIC (1988) – Source : iconsport

Il évoque ensuite les rencontres entre l’OM et le PSG des années 90 :

« Nous, on avait une grosse équipe avec Chris Waddle, Enzo Francescoli, Jean-Pierre Papin… De l’autre côté, c’était pas mal mais à l’époque, nous étions au-dessus. Dans les années 90, on se sentait fort, on était au-dessus. S’il était inconcevable de perdre contre le PSG ? Exactement. »

« Nous, on avait du répondant côté physique, ils ne nous faisaient pas peur. Mozer, Boli, Casoni, Di Meco, moi… On n’avait peur de rien! On était prêt pour le combat et on était content de les jouer parce que c’était le match de l’année. »

Par la suite, il revient sur sa signature au PSG…

« On ne m’avait pas forcé. J’espérais que Bernard Tapie fasse un effort, qu’il me dise « non Bruno, tu restes là ! » mais j’avais 31 ans, je sortais de trois grosses saisons et il préparait l’avenir. Artur Jorge me voulait, c’était la première année de Canal Plus donc je suis parti, un peu à contre-coeur, mais c’était le métier. Ensuite, quand je jouais contre l’OM, je faisais en sorte de tout faire pour gagner. Malgré tout, j’étais salarié du PSG, il fallait respecter les supporters quel que soit le côté que l’on défend. »

Pour conclure, il évoque, lui aussi, la rivalité entre les deux équipes d’aujourd’hui :

« Que la rivalité entre les joueurs se soit estompée, ce n’est pas gênant : nous aussi, à l’époque, on se connaissait tous. Par contre, les jours de match, on était ennemis. Il fallait leur marcher dessus même si c’étaient des mecs que l’on appréciait. Autrefois, des deux côtés, nous n’étions pas des tendres. Maintenant, ils se retiennent un peu plus… »

Pour lire les deux interviews dans leur intégralité, cliquez ici.

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