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Hidalgo, le premier grand du football tricolore

Michel Hidalgo s’est éteint ce jeudi 26 mars, à l’âge de 87 ans. Ancien sélectionneur de l’Équipe de France avec laquelle il a remporté l’Euro 1984, il était également passé par l’Olympique de Marseille entre 1986 et 1991, pour y occuper la fonction de directeur général. Depuis l’annonce de sa disparition, la France du football pleure celui qui lui a donné ses premières lettres de noblesse. Modeste hommage de Peuple Olympien à un tacticien, un esthète, un poète.

Il était celui qui avait montré la voie…

Si sa légende s’est fondée durant la période où il était sélectionneur, son parcours de joueur n’en reste pas moins glorieux. Après avoir fait ses débuts au Havre, c’est en arrivant à Reims, en 1954 qu’il entre véritablement dans la cour des grands. Aux côtés notamment de l’illustre Raymond Kopa et à seulement 21 ans, le natif de Leffrinckoucke devient à son tour l’un des acteurs majeurs du Reims de la grande époque. Tutoyant les sommets européens, il atteindra en 1956 la finale de la Coupe des Clubs Champions. La toute première édition de ce tournoi sera donc synonyme de qualification d’un club français pour l’ultime opposition. Précurseurs, Hidalgo et ses coéquipiers seront malgré tout renversés par le Real Madrid de l’immense Di Stefano.

Pour autant, sa soif de succès n’en est que renforcée. Rejoignant en 1957 l’AS Monaco, il y restera 11 ans et écrira les premières lignes du palmarès princier. Les Monégasques ressortiront de cette période auréolés de deux titres de champions et deux coupes nationales, dont un doublé en 1963. Hidalgo signera la fin de sa carrière professionnelle en quittant le Rocher au crépuscule de la saison 1965-66.

… atteint les sommets avant tout le monde…

8 juillet 1982. Stade Ramón Sánchez Pizjuán, à Séville. Bientôt 38 ans auront passé mais ceux qui l’ont vécu portent toujours en eux ce traumatisme. Froide et lancinante comme une lame, la vision d’un Battiston qui s’écroule, percuté de plein fouet par Harald Schumacher, hante encore d’innombrables mémoires. Ce qui reste comme l’un des plus gros scandales du football mondial – l’arbitre ayant choisi de ne pas sanctionner le portier allemand – a fait mal aux Bleus. Très mal. Cette fin de Coupe du Monde s’annonçait radieuse avec la qualification en finale promise à Hidalgo et ses hommes, pour espérer peut-être enfin un premier titre majeur dans l’histoire de l’Équipe de France. Il n’en sera rien, et les coéquipiers de Platini seront finalement éliminés par cette RFA. Maigre consolation, l’Allemagne se verra privée du titre suprême par l’Italie.

Pour Hidalgo, le coup de massue est terrible. La génération dorée des Platini, Giresse, Tigana et Rocheteau, pour ne citer qu’eux, échoue sur un coup du sort, doublé d’une véritable injustice. Quatre ans plus tôt, le tacticien avait pourtant réussi à mettre fin à 12 années de disette en qualifiant les Bleus à la Coupe du Monde 1978. Éliminés au premier tour, cette courte aventure avait constitué un réel « apprentissage » avant 1982.

Un numéro 10, ça ne se forme pas. C’est l’instinct qui prédomine. Il est toujours garant d’une certaine qualité de jeu. Alors avec trois ensemble, les problèmes sur le terrain s’écroulent d’eux-mêmes !

Michel Hidalgo, à propos de son « carré magique ».

L’Euro de 1984, en France, était l’occasion de panser les dernières plaies de 82. Après un parcours sans faute avec 5 victoires en autant de matchs, les Bleus triomphent enfin pour offrir à la France son premier titre. À l’aide de sa pièce maîtresse Platini (9 buts), Hidalgo s’érige une nouvelle fois en avant-gardiste du football tricolore. Ayant quitté l’aventure en Bleu à l’issue de la compétition, il est encore à l’heure actuelle le sélectionneur resté le plus longtemps en poste à la tête de l’Équipe de France (8 ans, de 1976 à 1984).

… et sans y sacrifier le beau jeu

Michel Hidalgo aimait le football. Son « carré magique » organisé autour de ses milieux fétiches était le garant d’un jeu léché. Comment d’ailleurs un ancien joueur de Reims n’aurait-il pas pu prôner un football champagne ? Il avait pour maître mot le plaisir, qu’il transmettait à ses joueurs, et que ceux-ci affichaient fièrement sur le rectangle vert.

Je n’ai jamais parlé à mes joueurs de résultat. Jamais ! Je leur ai toujours dit de penser au jeu, les résultats viennent alors d’eux-mêmes. J’ai été joueur, entraîneur puis spectateur, j’ai toujours eu ces idées. Et tant pis si je passe pour un poète ou un ringard !

Michel Hidalgo avait une conception bien à lui du ballon rond.

Fraîchement retiré de la sélection, il avait rapidement été contacté par Bernard Tapie pour intégrer l’organigramme de l’OM, dont il fera partie entre 1986 et 1991. Une période là aussi faste, agrémentée d’une finale de Coupe d’Europe des Clubs Champions (1991), 3 titres de champion consécutifs (1989, 1990, 1991) et une Coupe de France (1989). Une ville qu’il a chérie et où il a rendu son dernier souffle, non loin du Vélodrome.

Michel Hidalgo sera toujours dans le cœur des Français l’homme fort de 84. Fidèle à ses idéaux, il n’aura jamais cessé de croire en un football offensif et créatif. Il n’y aurait peut-être jamais eu de Platini sans un Hidalgo. Les amoureux du football ont perdu un grand homme, qui était aussi agréable à écouter que ses équipes l’étaient à voir jouer. Pour l’éternité, le tacticien-poète Hidalgo restera le premier très grand monsieur du football français.

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