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Interview d’Álvaro par Rodrigo Fáez [Traduction française]

Avant la réception de Lyon au Vélodrome, l’excellent Rodrigo Fáez, journaliste chez ESPN, avait posé quelques questions au défenseur de l’OM Álvaro González, arrivé cet été en provenance de Villarreal. Après avoir publié en novembre dernier une vidéo dédiée au choc contre le rival lyonnais, Rodrigo nous régale de nouveau avec son interview du central marseillais, mise en ligne hier, et dont nous vous proposons la traduction.

Les liens sont accessibles au bas de l’article.

Introduction de Rodrigo Fáez (0:00)

Nous nous retrouvons encore une fois à Marseille, qui est une ville top, avec une équipe de football top et des joueurs qui jouent dans cette équipe tops.

On dit souvent que Marseille est une ville de contrastes [à propos de sa dimension cosmopolite] mais non, il n’y a pas de contraste : tout le monde ici vit pour l’Olympique de Marseille.

Nous allons passer un moment avec le défenseur central Álvaro González. Vous savez qu’il a joué pour le Racing Santander, à Sarragosse, pour l’Espanyol, à Villarreal et en sélection espagnole. Aujourd’hui, il est à Marseille et va nous expliquer comment est sa vie ici, comment sont les supporters et comment est le club. J’espère qu’il va m’ouvrir car le ciel se couvre.

Début de l’interview (0:53)

Álvaro, comment tu vas ?

Très bien, Rodri. Ici à Marseille, c’est une nouvelle expérience dans ma carrière et pour le moment ce que j’y vis me plaît beaucoup.

Je ne suis venu à Marseille qu’une seule fois et je ne me rappelais pas que la ville était aussi sympa…

Oui, la ville est belle. Les gens sont un peu fous mais la ville est très belle. Ça me rappelle un peu Barcelone à l’époque où je jouais pour l’Espanyol. Une ville au bord de la mer, très belle. L’histoire de Marseille est très ancienne. Ce qui est agréable aussi, c’est de lire que les gens d’ici, quand je suis arrivé, comptaient sur moi pour participer à faire cette histoire.

Ah bon, ils disaient ça ?

Oui oui, ils le disent. Ici, les gens me donnent une place, même avec une langue complètement différente…

C’est bien, parce beaucoup de joueurs qui changent de club ne savent rien de la ville qu’il y a autour.

Finalement, quand tu changes de club et que tu vas par exemple de Santander dans le Sud [de l’Espagne], la langue est la même, c’est très facile. C’est très différent ici, bien que la culture soit quand même assez similaire.

Quand tu étais petit, à Potes – Potes est un petit village très joli en Cantabrie [où est né et a grandi Álvaro] – tu t’imaginais aller aussi haut dans le monde du football ?

Un village qu’il faut visiter ! (Rires) Au final, je suis footballeur professionnel. On a tenté et on a réussi. C’était très difficile, on avait presque deux heures d’entraînement, 3 ou 4 jours par semaine et j’allais au lycée en même temps. Enfin, ça a été un parcours difficile mais maintenant je suis professionnel. On s’en est bien sorti et je suis très heureux aujourd’hui.

Un tour sur le Vieux-Port (3:07)

Nous sommes sur le port de Marseille qu’il appellent ici en français le Vieux-Port, parce que j’apprends aussi un peu de Français (rires). Ici, ils sont un peu comme dans le Sud de l’Espagne. Ils ont un accent très différent du français, comme en Andalousie mais encore plus marqué. Il est difficile à comprendre, mais si tu comprends l’accent marseillais tu comprendras le français.

J’ai une autre anecdote ici, qui s’est passée lors de mon arrivée à Marseille. J’étais avec mes parents et ma copine, et nous avions essayé d’aller dîner en ville, vers 21h30… tout était fermé (rires). La vie est un peu… complètement différente. On mange beaucoup plus tôt à midi et le soir. Ce qu’il y a de bien dans cette ville c’est que les gens sont un peu fous. Leur religion, c’est leur ville, et c’est vrai que c’est agréable d’y vivre. Mais dans la ville c’est un peu le chaos et pour nous qui venons du Nord [de l’Espagne] qui sommes très organisés, très carrés, c’est marquant au début.

Cela dit, on s’y habitue très vite. Je me sens à l’aise dans la ville et je l’apprécie aussi parce que, en ce qui concerne le football, on travaille bien. Voilà, à voir si ça continue ainsi parce que les gens, comme je le disais plus tôt, les Marseillais suivent l’OM de près.

Des supporters lui demandent quelques photos… (4:25)

Les fans t’embêtent beaucoup ?

Non, m’embêter non, parce qu’ils sont sympathiques avec moi. Le club a une vraie grandeur en France. Je pense que c’est le plus grand public de France. Là où on joue, on a des supporters, des ultras et beaucoup de monde derrière nous et ils sont très bien avec moi.

Je suis tombé amoureux du Vieux-Port, mais ça m’a surpris comment tu as échangé en français avec les gens qui t’ont abordé…

Oui, comme je te l’ai dit, le Français ici est encore un peu plus difficile parce qu’il a son accent. Ils parlent rapidement et tu as besoin de tes 5 sens pour les comprendre (rires). Après, comme dans l’équipe on parle espagnol, Benedetto et moi, il faut qu’on s’y mette [au français] encore plus sérieusement, mais ça commence à venir. Le club nous met des professeurs à disposition et on apprend aussi avec nos coéquipiers, c’est vrai.

J’ai besoin de ton aide Álvaro : donne-moi des trucs pour me débrouiller en français dans la ville pour quelques jours…

Le “bonjour”, quand tu croises quelqu’un, peu importe le moment de la journée [contrairement à l’espagnol]. Après, la première phrase qu’ils m’ont apprise quand je suis arrivé ici, c’est une phrase marseillaise. Je ne pense pas que tous les Français l’utilisent mais c’est “On craint dégun”, on n’a peur de personne. Quand tu arrives ici, il faut l’apprendre (rires). C’est comme si tu étais un ultra de l’OM. “Ça va ?”, c’est “Comment tu vas ? Tu vas bien ?”. “Je suis de l’Espagne” aussi. Tu dois un peu moins accentuer le “r” qu’en Espagne. Tu peux dire “Je suis de l’Espagne, je suis ici pour voir OM-OL.”

Comment je peux dire [en français] que l’Olympique de Marseille va gagner contre l’Olympique Lyonnais ?

L’OM va gagner [contre] l’OL, dimanche. [S’ensuit une petite séance de traduction de la part du joueur marseillais]. L’Olympique, c’est Marseille. Lyon, ils l’appellent autrement… le Football Club de Lyon (rires). C’est… autre chose.

Après la ville, le stade ! (10:00)

Rodrigo et Álvaro se retrouvent devant le stade, sur le parvis. Le journaliste se montre impressionné, marqué par ce stade.

Le Vélodrome est…

Álvaro le coupe. Différent, non ? Je ne le connaissais pas avant de venir ici. La première fois que je suis venu avec mes parents, on a pris des photos. L’ambiance qui se vit ici a un effet qui te fait sentir la pression. C’est un grand club en France. Non seulement tu dois gagner tous les week-ends mais tu dois le faire bien. Les supporters vivent pour l’OM. Ce qu’ils achètent chaque année, c’est le maillot de l’OM et ils vivent pour lui. Ils te le font sentir de cette manière. Au final, c’est tout ça qui donne toute cette pression. Pour être honnête, je vis ici pour sentir cette pression. J’appellerai à Potes quand je voudrai être plus tranquille (rires).

Pour tous ceux qui veulent mieux connaître le mythique Vélodrome, nous y sommes, je vous invite tous et j’espère que ça vous a plu.

La conclusion de Rodrigo (11:20)

Maintenant que nous sommes au calme, en attendant de partir à l’aéroport, je dois vous dire que la découverte de Álvaro a été incroyable pour moi. Il m’a bien parlé de lui. Je l’ai senti tranquille, bien, relaxé. On le sentait comme un gars normal et on a la confirmation que c’est le cas. Tout ce qui va arriver de bien à Álvaro González désormais, ça me fera plaisir. […] Le street-art de Marseille, c’est le pied !

Le lien de l’interview : https://www.youtube.com/watch?v=fK4vqEs4IJY&t=56s

Le reportage de Rodrigo Fáez sur l’Olympico : https://www.youtube.com/watch?v=Il05SppprRc&t=1s

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