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PROCHAINS MATCHS

Interview de Daniel Riolo

Journaliste et chroniqueur dans L’After Foot (@AfterRMC) sur le média RMC Sport (@RMCsport), Daniel Riolo (@DanielRiolo) a accepté de répondre à notre interview. Nous avons abordé différents sujets tels que son parcours, ses années au sein de l’After et évidemment la saison de l’OM. Cette interview a été réalisée par Thomas Depaix-Dumas (@DepaixDumas).

Pouvez-vous nous présenter votre parcours de journaliste ?

Je n’ai pas terminé mon école de journalisme. En 1998, j’ai réalisé un stage sur la chaîne Spectacle pour le groupe Canal + pendant 6 mois. Par la suite, j’ai été pigiste sur Infosport. Mon premier emploi fixe a été sur la station de radio francilienne Sport O’FM afin de couvrir la saison 2001 de l’ATP. Suite à cela, j’ai rejoint RMC en 2007.

À quel moment de votre carrière avez-vous voulu vous spécialiser dans le football ?

En fait, peu m’importait la spécialisation. J’aurais pu faire cinéma, politique… je voulais être journaliste avant tout. En sport, ça a d’abord été le tennis, une énorme opportunité. Puis le foot est venu. Mais le foot n’est pas venu, en vérité. Je suis né avec.

Quel est votre souvenir le plus fort dans le football ?

En tant que spectateur ? C’est forcément lié à l’enfance. Les souvenirs qui m’ont marqué, ce sont la Coupe du Monde en 1978, le match Saint-Étienne contre Liverpool en 1977. Des joueurs m’ont également influencé comme Michel Platini ou encore Diego Maradona. Un souvenir encore plus grand, c’est le PSG des années 1990.

Michel Barrault / Icon Sport

Vous expliquiez dans le dossier de So Foot consacré à l’After Foot que vous aviez « tanné » à de multiples reprises François Pesenti afin de créer une émission d’après-match. Étiez-vous sûr que l’émission allait avoir autant de succès ?

Non, comment savoir ? On se disait juste qu’il était temps qu’une émission comme celle-là existe puisqu’il y en avait partout en Europe.

Lorsque Alexandre Delpérier décide de rejoindre Europe 1, vous vous retrouvez tout seul. Avant que François Pesenti ne fasse revenir Gilbert Bribois, est-ce que vous pensiez que c’était terminé pour l’After Foot ?

Non parce qu’on m’avait dit que ça continuerait. Mais comment et avec qui, ça ne je savais pas. Et c’était forcément angoissant.

Toujours dans le dossier de So Foot, Paul Vexiau explique que l’After Foot est comme un « ring » et que malgré leurs connaissances du foot, de nombreux consultants n’ont pas réussi à tenir face à vous. Quel est votre opinion là-dessus ?

C’est vraiment la question à laquelle je n’ai pas de réponse. C’est le point de vue externe alors que moi, je suis dedans. Je ne me soucie pas de savoir qui « tient » ou pas. D’ailleurs, ce n’est pas comme ça que je le vois. Pour moi, il faut juste que le mec soit bon, ce n’est pas compliqué. S’ils ne sont pas bons, ils ne restent pas. Cependant, c’est déjà arrivé qu’ils partent pour une autre raison. Éric Di Meco était super, mais il a voulu faire autre chose. Jérome est bon, il est là !

photo tirée du site RMC Sport podcast

Parfois vous dénoncez « une forme de copinage » entre certains médias et quelques joueurs. Quel est votre ressenti vis-à-vis des médias et la façon avec laquelle ils traitent le football ?

Mon opinion est que chacun fait comme il veut. Le public juge. Et moi je ne m’empêche pas de dire ce que je pense parce qu’il faut être confraternel. C’est du foot, ça va, calmons-nous !

André Villas-Boas a réussi sa première partie de saison, pensez-vous qu’il pourra continuer sur cette dynamique ?

A priori je ne vois pas pourquoi ça s’arrêterait. Le groupe est réceptif et bosse bien avec lui. L’OM n’est pas une super équipe, mais dans cette L1, le travail réalisé doit permettre à l’OM de faire un podium.

Dimitri Payet paraît en forme depuis son retour de suspension, peut-il tenir jusqu’à la fin de la saison selon vous ?

Il le doit car c’est une donnée essentielle pour l’OM. C’est le joueur-clé de l’équipe.

Valentin Rongier a su prendre une place de titulaire, a-t-il les qualités et le caractère pour s’imposer à Marseille sur la durée ?

C’est un bon joueur et il s’est vite imposé. On ne parle pas d’un joueur international mais dans cet OM, il est devenu essentiel. Est-ce que sur la durée il peut s’imposer ? Cela dépend, si l’OM a les moyens d’avoir mieux que lui, la réponse est non… mais sinon, oui.

(Photo by Dave Winter/Icon Sport)

En ayant un mercato hivernal sans recrue, est-ce que l’OM pourra atteindre le podium qui est tant espéré par les supporters à la fin de la saison ?

Les recrues, ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est de ne pas avoir de blessé. Et que Payet soit bon jusqu’au bout… Si Thauvin peut revenir quelques matches, ce sera pas mal pour sécuriser le podium.

Jacques-Henri Eyraud entame sa troisième en tant que président, comment analysez-vous son travail ?

Il alterne le bon et le pas bon. Mais le pas bon domine. Sa gestion de la crise récente est bonne, mais c’est lui qui l’avait initiée en faisant n’importe quoi.

C’est un comptable plus qu’un président. Et malheureusement, il y a peu de chances qu’il soit un jour totalement accepté par les gens de l’OM. Il n’a pas la culture, il ne « sent » pas l’OM. Ces nouveaux présidents délégués ne sont pas fait pour durer ou être aimés.

Quel est votre ressenti concernant le futur de l’OM ?

À court terme, la Ligue des Champions devrait récompenser la saison. La suite, c’est flou. Les moyens financiers sont limités. Il faut trouver quelle histoire raconter. Le positionnement de l’OM doit être défini sans mensonge ni faux espoir.

Si vous étiez directeur sportif de l’OM, quel poste devrait être renforcé en priorité lors de ce mercato hivernal ?

Un joueur offensif de qualité. C’est toujours le secteur qu’il faut renforcer quand on veut avancer.

Pouvez-vous nous donner votre équipe type de l’OM (toutes générations confondues) ?

C’est difficile ce genre de question. Parce que les gens font la plupart du temps des équipes absurdes, des puzzles qui ne peuvent pas jouer avec 6 attaquants. Et si on fait ça, c’est que c’est dur de choisir.

Il faut se forcer à le faire en mettant une vraie équipe et assumer d’écarter des supers joueurs. Et assumer aussi les coups de cœur.

J’ai été tenté de mettre Drogba en 9. Même une saison, c’était bien. J’ai tenté aussi de mettre Ravanelli à la place de Pelé… il y a quand même eu une tonne de bons joueurs à l’OM.

Je remercie Daniel Riolo (@DanielRiolo) pour sa disponibilité ainsi que pour avoir pris le temps de répondre à nos questions.

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