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Interview de Ricardo Carvalho dans La Provence

Nouvel adjoint d’André Villas-Boas, Ricardo Carvalho a accordé une interview à La Provence. Voici l’interview

Ricardo Carvalho a commencé par son adaptation, sa retraite et les raisons qui l’ont poussés à venir

« C’est différent, je dois m’adapter. Après la longue carrière que j’ai eue, c’est un nouveau défi pour moi. J’ai envie d’aider les joueurs, principalement les jeunes. Il y en a beaucoup ici, et ils ont beaucoup de qualité. J’aime voir les joueurs grandir progresser. C’est ce qu’il me fait plaisir.

Après avoir reçu cette proposition, j’ai senti que je pouvais aider. Je peux m’occuper des jeunes quand ils font des erreurs, pour qu’ils apprennent et qu’ils corrigent. Je veux voir le haut niveau avec Marseille, c’est un plus, après je ne sais pas.

Je suis un compétiteur, j’aurais pu rester chez moi avec ma femme et mes trois enfants. Mais l’adrénaline de la compétition me manquait, la sensation d’être en haut quand tu gagnes, et en bas quand tu perds aussi. J’ai toujours eu cet état d’esprit quand j’étais joueur. »

Il a ensuite évoquer sa relation avec André Villas-Boas

« C’était mon entraîneur au Shanghai SIPG pour ma dernière année. Ce n’était pas facile à mon âge (38 ans) de prendre du plaisir à l’entraînement. Je ne jouais pas beaucoup pour plusieurs raisons, notamment la règle limitant le nombre d’étrangers. Mais j’ai toujours aimé m’entraîner. Je m’identifie à la méthode d’André, son état d’esprit. Mon rôle est d’aider les jeunes à grandir. Il y a plein de joueurs expérimentés, comme Mandanda, Payet, Thauvin, Gustavo, Strootman, mais il y a aussi beaucoup de jeunes.

Depuis Porto, quand il était dans le staff de José Mourinho. J’ai travaillé encore avec lui à Chelsea, encore dans le staff de Mourinho. Après on s’est retrouvé en Chine, ou il était l’entraîneur. On a presque le même âge, ça arrive. J’ai connu ça à Monaco avec Leonardo Jardim, qui n’est pas beaucoup plus vieux que moi. Mais même si l’entraîneur est plus jeune, c’est le boss. On doit avoir le respect, toujours. »

Avant d’évoquer le quotidien à l’OM mais également le début de saison.

« C’est complètement différent. Quand tu joues, tu t’entraînes, tu fais les soins, puis tu rentres à la maison. Maintenant, je passe plus de temps au club. J’arrive à 8h le matin. L’entraînement est fixé à 10h30, on doit préparer la séance, baliser le terrain. Après l’entraînement, en principe, on fait un déjeuner collectif. Les joueurs sont libres après, alors que nous restons pour discuter de l’entraînement, de ce qu’on peut améliorer, se demander pourquoi tel joueur est moins bien, trouver des réponses… Je quitte la Commanderie vers 17h en principe.

On doit faire mieux chez nous. On a pas bien débuté, on n’a pas bien joué. Mais on sait qu’on peut faire mieux, et c’est le plus important. C’est le moment d’être ensemble, de faire les choses bien. A Nantes, l’état d’esprit était bon, on avait la confiance.

C’est un grand club. Quand tu ne joues pas bien, les mauvaises choses arrivent. Quand tu joues bien, l’équipe commence à grandir. Il faut trouver les résultats, engranger la confiance. »

Ricardo Carvalho a également dressé un bilan sur le podium, les concurrents et le besoin de recruter à l’OM

« Il y a d’autres équipes qui sont bien préparées, mais c’est important pour un club comme l’OM de retrouver la Coupe d’Europe, via la Ligue Europa ou la Ligue des Champions. On y croit, on peut faire mieux et on doit faire mieux. Mais pour grandir, il faut commencer à gagner.

Le club ne peut pas dépenser beaucoup d’argent. C’est le plus difficile pour nous. On compte sur les joueurs qui sont ici. L’entraîneur veut prendre des joueurs, mais le Fair-Play Financier nous l’empêche. Donc on veut que tout le monde reste, et Guustavo aussi. C’est un joueur très important. Après ce n’est pas à nous de décider. Il faut voir avec les dirigeants. »

Il a également évoqué le groupe avec lequel il travaille et les surprises qu’il y a découvert

« J’ai joué contre pas mal d’entre eux. Payet, Mandanda, Sanson, Thauvin… J’étais coéquipier de Valère à Monaco; il y a toujours eu beaucoup de respect entre lui et moi, j’étais déjà vieux ! Maintenant, on doit être proche sans trop l’être. On a une bonne relation.

J’ai été surpris par Kamara bien sûr, mais aussi Nkounkou qui est très bon, c’est une vraie surprise. Il y a Marley Aké qui arrive et Isaac Lihadji qui est très fort en un-contre-un.

Concernant Isaac, je ne peux pas tout dire, juste que je lui donnes des conseils. Isaac est trop fort avec le ballon, mais il doit encore trouver le moment ou il doit dribbler, et le moment ou il doit faire la passe. »

L’ex défenseur Portugais a ensuite rappeler la difficulté de gérer un vestiaire dans sa carrière et du niveau de la Ligue 1 avant de parler du pénalty de Benedetto à Nantes et du grand club qu’est l’OM

« C’est un mélange d’Espagne et d’Angleterre. C’est très physique. En Liga, on joue plus avec le ballon mais c’est moins physique, et Premier League est le meilleur championnat du Monde. La gestion du vestiaire est plus difficile. A mes débuts, tout ce que le coach disait était respecté. Maintenant les joueurs font comme ils veulent.

Dimitri aurait du le tirer, cela aurait été plus facile à accepter de le voir rater parce que c’était notre choix. Mais son geste partait d’une bonne intention, c’était pour mettre Dario en confiance. Dans le groupe, ça passe. J’étais joueur, j’ai déjà connu ça. Ce que je voulais dire, c’est que les joueurs acceptaient beaucoup plus la critique avant. Aujourd’hui, ils pensent que tu les critiques pour les blesser, pas pour les aider à progresser. Alors que l’entraîneur essaie toujours de faire grandir ses joueurs et son équipe. Mais il y a plus d’égo qu’avant, aussi.

J’ai joué trois ans à Monaco, c’est un club particulier. Ici tu sens l’histoire de l’OM. C’est un grand club, respecté, avec beaucoup de fanatiques ! Quand tout va bien, c’est magnifique; quand tout va mal, c’est difficile. C’est ce qui fait les grands clubs. A Chelsea, c’était particulier aussi. Je suis arrivé en 2004, au moment ou le club à commencer à gagner. Mais au Real Madrid aussi, ça devient vite difficile avec la défaite. Le Real Madrid est le plus grand club ou j’ai joué, tout est multiplié. Ici, on sent surtout que tout le monde aime le club, on sent que les gens sont passionnés, ils vivent pour le club, ils aiment parler, te dire de gagner.

Le Vélodrome, c’est une atmosphère magnifique ! Quand je suis arrivé sur la pelouse avant le coup d’envoi, j’ai senti qu’on allait faire de belles choses dans cette ambiance ! Et après le match a commencé. Mais c’est beau de voir leur implication. C’est le premier match, tout le monde veut gagner. Il aurait mieux valu mal jouer et gagner. Mais tout le monde sait que nous passons, c’est important d’être de notre côté.

Je croise des supporters en ville, je leur dit la même chose, qu’il faut commencer à gagner. Mais ils me préviennent que si on ne gagne pas à Nice, la réception de Saint-Etienne va être compliquée. Pour moi c’est normal. Et je préfère avoir ce type de pression, plutôt que de ne pas en avoir du tout ! En tant que joueur, c’est mieux. A Monaco, je me mettais moi-même la pression pour me motiver et bien jouer, car je savais qu’il n’y avait pas beaucoup de supporters… Pas la peine ici, la pression arrive tout seul.

Alvaro a reçu un coup hier matin à l’entraînement, on verra. Nice aura beaucoup de confiance après avoir gagné ses deux premiers matches. Ce sera un bon test pour nous. C’est une bonne équipe, avec un 4-3-3 intéressant. J’ai joué contre l’entraîneur aussi, mais j’étais jeune. Ce sera à nous de faire de notre mieux, avec et sans ballon. Contre Nantes, ce n’était pas facile car les attaquants étaient forts physiquement. On doit garder notre état d’esprit. »

Il a enchaîner par ses meilleurs souvenirs, les meilleurs joueurs qu’il ait affrontés et ceux qu’il a côtoyés

Le titre de Champion d’Europe c’était incroyable. C’est l’accomplissement de ma carrière. Après ça, j’aurais pu arrêter. Je me le suis dit, d’ailleurs, j’étais heureux de finir comme ça. C’était un manque pour moi et pour d’autres d’ailleurs, et pour d’autres de la sélection. J’avais déjà la finale de l’Euro 2004 avec une belle et grande équipe. Pfff… Rui Costa, Deco, Figo, Cristiano… En 2016, personne ne voulait nous voir gagner. C’était normal, on avait un grand groupe, on savait qu’on ne jouait pas bien du tout, mais qu’il était difficile de nous mettre des buts. C’était l’objectif. On a eu un peu de chance aussi, c’est important pour gagner. On a eu ce moment ou Gignac a touché le poteau… Après, il y a eu la victoire en Ligue Europa. C’était la coupe UEFA : Victoire 3-2 contre le Celtic en 2003, avec Henrik Larsson en pointe. C’était mon premier trophée international. Et puis la Ligue des Champions forcément. Pour gagner, tu dois aller en finale. Et moi, j’ai gagné dès ma première finale, avec Porto contre Monaco. C’était un rêve.

J’ai joué avec beaucoup de grands joueurs ! Henry à Arsenal, quand les Gunners étaient trop forts, Van Nistelrooy avec United, Ronaldinho Gaucho, Messi… Après j’ai joué avec Cristiano Ronaldo, 3 ans à Madrid et 10 en sélection. C’est le plus complet du monde : mentalement, physiquement, techniquement, il est toujours là. Il peut tout faire, il travaille pluus que les autres, il mérite ce qu’il lui arrive. J’ai aussi adoré… Didier Drogba ! Honnêtement, en 2003 avec Porto, c’était la première fois que je jouais contre l’OM. Je ne le connaissait pas avant,. Je l’ai trouvé incroyable, vraiment trop fort, il m’a bluffé ! L’été suivant, on a signé ensemble à Chelsea ! J’ai aussi apprécié Van Nistelrooy, lui c’était la classe. »

Pour conclure, il a évoqué son installation et la curiosité des joueurs

« Les joueurs me demandent surtout qui sont les joueurs les plus forts contre lesquels j’ai joué. Ils ont commencé par me demander si j’étais dans le groupe du Portugal en 2016. C’est Max Lopez qui m’a posé la question. A ma grande surprise, Bouba Kamara a dit qu’il se souvenait de moi avec le numéro 6 et les crampons orange !

Je suis encore à l’hôtel, je cherche une maison. J’ai regardé dans le 8e à Marseille, à Cassis et à Aix. J’aime tout. A Aix, il y a l’école internationale, c’est bien pour les enfants. Et le 8e c’est plus simple car c’est dans la ville. Mais je n’ai pas encore choisi. Ma famille va bientôt me rejoindre. Mon fils aîné va jouer ici. il jouait déjà à Monaco et à Shanghai aussi. »

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