Strasbourg, un si bon tirage ?

Après avoir sorti les amateurs de Trélissac puis de Granville sans trop de panache, l’OM reçoit Strasbourg au Vélodrome ce mercredi, en huitièmes de finale de la Coupe de France. Focus sur un Racing en forme, tombeur au tour précédent d’Angoulême (National 2). Une qualification obtenue nettement sur le score de 5-1. Un grand merci à @RaCingScope pour son aide précieuse.

Une équipe qui aime la Coupe, et qui sait la gagner…

Éliminés par Reims en quarts de finale de Coupe de la Ligue cette saison, les Alsaciens ont montré l’an dernier qu’ils étaient capables de bien mieux. En témoigne leur brillante victoire finale contre Guingamp pour s’adjuger le trophée lors de l’épisode 2018-2019. Un titre durement gagné après s’être défait, entre autres, de Lille, Bordeaux, Lyon… et de l’OM au Vélodrome. La qualification à Marseille (en 8èmes de finale) s’était jouée aux tirs aux buts, avec les ratés de Payet et Rami côté olympien.

L’historique plaide nettement en la faveur des Olympiens. C’est simple : depuis la saison 2000-2001, l’OM ne s’est incliné que 3 fois face aux Alsaciens et ce, en 19 confrontations. Le dernier revers, c’était en 2018, donc, avec cette élimination en Coupe de la Ligue aux tirs aux buts. Pour trouver trace d’une victoire strasbourgeoise sur 90 minutes, il faut remonter à 2005 ou à 2003 (à chaque fois à la Meinau).

Strasbourg est une bonne équipe de Ligue 1, qui nous met souvent en difficulté.

Steve Mandanda, cet après-midi en conférence de presse.
Après le Vélodrome, la métamorphose

Cependant, les statistiques ne sont que des chiffres. Depuis le retour du club de Marc Keller dans l’élite en 2017, les confrontations entre les deux clubs ont toujours été plutôt serrées. La rencontre de ce mercredi ne devrait pas déroger à la règle. Les Olympiens vont probablement devoir faire face à une équipe joueuse et accrocheuse.

Comme l’OM, Strasbourg maintient une belle dynamique depuis novembre. Le bilan sur les 15 derniers matchs toutes compétitions confondues ? 10 victoires et 5 défaites. Une période faste qui a permis au club de retrouver une très correcte 8ème place au classement, plus conforme aux attentes de début de saison. La position de lanterne rouge occupée lors de leur venue au Vélodrome en octobre n’est qu’un lointain souvenir. Parallèlement, cela ne leur a pas empêché de se hisser en huitièmes de finale de Coupe de France.

Du jeu, des armes offensives, mais aussi des failles

La dernière victime en date du Racing se nomme Monaco. Pas plus tard que samedi dernier, Ajorque et ses coéquipiers se sont régalés à Louis-II.

Le géant avant-centre a ouvert la marque, imité en seconde période par Adrien Thomasson puis Stefan Mitrović. Un succès 3-1 qu’ils doivent aux points forts qu’on leur connait depuis quelques saisons maintenant. Tout d’abord, une envie de produire du jeu, Thomasson à la baguette. Autre homme fort, cette fois en attaque, Ajorque a laissé derrière lui son début de saison compliqué. Il a d’ailleurs inscrit 5 buts en 7 matchs depuis début décembre. En point d’appui des attaques strasbourgeoises, sa complémentarité avec ses milieux les rend, à eux comme à lui, dangereux pour des défenses qui ne seraient pas attentives. D’autant plus que son excellent jeu de tête n’est plus à prouver. Enfin, il faut aussi rendre grâce au dernier rempart Matz Sels, toujours très rassurant dans les buts. Un atout majeur pour une équipe qui cherche aussi à bien défendre.

Adroit dans le cœur du jeu, l’ancien de Nantes, Adrien Thomasson est la plaque tournante de l’animation offensive alsacienne.

Les forces strasbourgeoises sont diverses, en effet, mais l’OM reste favori dans cette rencontre. D’autres failles seront à exploiter, à commencer par la défense. La lenteur des centraux et les erreurs de déconcentration seront ainsi les principaux points sur lesquels l’OM devra appuyer.

Restons honnêtes : l’OM est le grand favori de la rencontre face à Strasbourg. Avec le retour de Payet, il y aura les armes pour dynamiter une défense alsacienne parfois friable. Toutefois, attention à ne pas trop laisser jouer une formation qui ne demandera que ça, sous peine d’être puni. La Coupe a du charme, certes, mais il faudra garder la tête froide sur le terrain.