Victoire corsée des Olympiens

Malgré une prestation moyenne, les Marseillais s’imposent face à l’AC Ajaccio (2-0). Grâce à cette victoire, cumulée au match nul des Montpelliérains face à la Valette, les joueurs de Stéphane François reprennent la première place du groupe D.

Les Phocéens poursuivent leur sans faute à domicile. 5 matchs à l’OM Campus, 5 victoires. 21 buts marqués, zéro encaissé. Dernière victime : l’ACA. Les Ciels et Blancs, loin de leur niveau habituel, viennent à bout de valeureux mais peu tranchants corses (2-0). En dépit de leur défaite face aux Héraultais lors de la journée précédente, les Olympiens récupèrent la position de leader dans la poule D.

Une Corse cadenassée

Marqués par ce revers, les Marseillais souhaitent se mettre en confiance dès les premières secondes de la rencontre. Ils s’installent dans le camp ajaccien et enchaînent les redoublements de passe mais ils ne trouvent pas la faille. La première occasion du match vient même d’un joueur corse. Sur un coup franc mal apprécié par la défense phocéenne, un Ajaccien est tout proche de tromper la vigilance de Vieis, le gardien olympien (11e).

Cette occasion enclenche un temps fort de l’ACA. Bien en place défensivement, les Ajacciens profitent des erreurs techniques des Marseillais pour asséner des contres rapides. Sur l’une de ces séquences, les Corses sont à deux doigts d’ouvrir le score (14e). Les Rouges et Blancs, en violet aujourd’hui, sont également dangereux sur corner. Sur l’un des 5 coups de pied de coin obtenus en première période, les Corses passent tout près de faire trembler les filets mais le gardien phocéen reste concentré (15e).

L’arrière-garde olympienne est surprise par la vitesse des remontées de balle ajacciennes. La profondeur est mal gérée. Les coups de pied arrêtés mal négociés. Offensivement, c’est le néant. Les protégés de Stéphane François ne se créent aucune occasion franche en première période. La faute a un manque d’intensité flagrant. Les transmissions sont lentes. Les imprécisions techniques sont nombreuses. Les courses peu rythmées. Les prises de risque trop rares.

La praline de Sciortino ouvre la voie

Les Marseillais reviennent en seconde période avec un peu plus d’ambitions offensives mais sans être réellement dangereux. Le coach olympien change de système. D’un 4-4-2 en losange, il passe à un 4-3-3 plus classique. Jonathan Pitou entre à la place de Bastien Dessus (55e) et se positionne au côté d’Ugo Bertelli au cœur du jeu. L’association entre ces deux esthètes amène une fluidité plus grande dans l’animation phocéenne.

Cette bonne volonté est récompensée par la somptueuse ouverture du score signée Paolo Sciortino. Le milieu défensif, placé à une vingtaine de mètres du but adverse, décoche une frappe splendide, du gauche, directement en lucarne. Le gardien corse constate les dégâts, sans broncher (59e). Les Marseillais sont plus entreprenants. Jores Rahou manque une première fois l’occasion de faire le break (63e). La deuxième est la bonne. Petit ballon dans la surface de Nasser Mourthadoi, mésentente des défenseurs de l’ACA, l’attaquant ciel et blanc, à l’affût, en profite et enchaîne par une frappe croisée (76e).

Les Olympiens gèrent la fin de la rencontre en confisquant le ballon aux Ajacciens. Ces derniers ne sortent plus de leur camp. Aucune frappe en seconde période. Très peu d’incursions dans la moitié de terrain adverse. Une fin tranquille pour les Marseillais.

La bande à Hugo Blondel se déplacera à Monaco pour le compte de la 12e journée. Conserver la première place et se rassurer dans le jeu seront les objectifs.

Azir Said Mohamed Cheik

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