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[XI de la décennie] Payet aux pieds d’or

Dimitri Payet. Voilà un nom qui ne laisse pas indifférent. S’il peut parfois être raillé pour son irrégularité, le maître à jouer natif de Saint-Pierre compte parmi ceux qui font les rêves des enfants. Un touché de balle d’une finesse incomparable, des gestes uniques et une vision du jeu hors du commun, voici là un maigre échantillon de sa palette technique. Pas de doute, Dimitri est un artiste. De temps en temps, il arrive qu’un match soit terne, fade, en demi-teinte. Là, en un éclair, seul le génie réunionnais pourra lui redonner toute sa saveur, toutes ses couleurs.

Rompu à l’exercice du coup-franc, savant détenteur de la recette de l’extérieur parfait, du droit comme du gauche, Payet sait tout faire. Et bien faire. Capable de provoquer chez ses supporters des râleries en tout genre, il surgit toujours au moment où on l’attend le moins pour mettre tout le monde d’accord. En Ligue 1 comme chez les Hammers, en Bleu comme sous la tunique olympienne, Payet a systématiquement fait rêver les enfants de 7 à 77 ans… et plus encore.

De la Jeunesse Saint-Pierroise à la réputée formation havraise

Le premier club de Payet n’est autre que l’une des belles surprises de l’édition 2019-2020 de la Coupe de France : la Jeunesse Sportive Saint-Pierroise. Bien que l’aventure ait été courte, c’est lors de la saison 1998-1999 que le jeune Dimitri obtient sa première licence en catégories de jeunes, dans sa ville natale.

À l’issue de cette saison, le centre de formation du Havre, renommé pour la qualité des joueurs qui en sont sortis, le repère. Payet évoluera durant 4 saisons parmi les équipes de jeunes en Normandie, mais ces années ne seront finalement pas concluantes. Retour au bercail. Il aura cependant côtoyé des coéquipiers de marque là-bas, dont un certain Steve Mandanda.

C’est alors à l’AS Excelsior qu’il se fera de nouveau remarquer. Auteur d’une saison pleine, récompensée par une victoire en Coupe de la Réunion, le jeune offensif de Saint-Pierre tape alors dans l’œil d’un club de Ligue 1. Il fera son retour en métropole un an après l’avoir quittée, direction le FC Nantes.

De Nantes à Lille, en passant par Sainté

À la Beaujoire, Payet honorera ses débuts en professionnel et en Ligue 1, après un passage par la case réserve. Appelé en équipe première à partir de sa deuxième saison, il y prend d’autant plus d’ampleur lors de sa troisième. Son dernier exercice chez les Canaris, en 2006-2007, le voit prendre son envol et porter haut la main ses coéquipiers.

Après avoir signé son premier contrat professionnel au cours de cette saison, il quittera le club à l’issue de celle-ci, direction Saint-Étienne. Peu avant, les Espoirs lui ouvrent leurs portes pour la première fois. Le 1er juin 2007, Payet représente les Bleuets contre la Roumanie, en éliminatoires de l’Euro Espoirs.

Dans le Forez, le Réunionnais passe par toutes les émotions. De l’altercation avec son capitaine Blaise Matuidi à son but de la victoire à Gerland, son aventure en vert sera riche en rebondissements. L’accrochage avec son capitaine, suivi de sa mise à l’écart du groupe, ne seront qu’un loin souvenir quelques mois plus tard. Le 25 septembre 2010, il donnera la victoire aux Verts dans le derby, d’une lucarne magnifique sur coup franc. L’ASSE triomphera donc dans la centième édition grâce à cet unique but.

Dans une période faste, Payet sera convoqué en équipe nationale moins d’une semaine plus tard. Deux bouts de matchs et déjà deux passes décisives pour le Réunionnais. Après des velléités de départ au mercato d’hiver vers le PSG – erreur de jeunesse -, il s’en ira, à son terme, chez le champion de France lillois.

Lors de l’exercice 2011-2012, Payet peine à faire son trou dans l’effectif lillois. La concurrence et les blessures n’aident pas. La saison suivante est bien plus à son goût. Devenu progressivement une pièce maîtresse dans le groupe des Dogues, il terminera sa saison à 13 buts et 14 passes décisives toutes compétitions confondues, soit le double de l’opus précédent. Un rendement et une influence sur le terrain qui tapent dans l’oeil de Vincent Labrune. L’OM débourse une dizaine de millions d’euros pour s’attacher les services du maître à jouer du LOSC.

L’effet Bielsa

Ses débuts olympiens sont satisfaisants. En effet, son adaptation est plutôt rapide. Preuve en est, sa première en Ligue le voit inscrire un doublé dans la victoire marseillaise à Guingamp, pour la journée d’ouverture de la saison. Au final, Payet compte, à la fin mai 2014, 8 buts et 4 passes décisives.

L’arrivée de Marcelo Bielsa bouscule la routine du club comme rarement elle l’a été. Celui que tous disent Loco débarque à la Commanderie avec des méthodes qui lui sont propres. Et dire que les choses ont changé est un bel euphémisme. L’entraînement est repensé du tout au tout. Pour Payet comme pour le reste de ses coéquipiers, l’adaptation est difficile. La “méthode Bielsa” demande la répétition d’efforts intenses et les premières semaines demandent de prendre sur soi. Cependant, la qualité de l’effectif, d’un point de vue technique notamment, se révèle d’une grande aide. Les scores fleuves défilent et joueurs comme supporters se régalent. Payet est l’un des rouages essentiels de l’OM de Bielsa. Dès le mois d’août, il claque son premier doublé de la saison, contre Nice. L’issue sera décevante avec une 4ème place, mais que la saison fût belle !

Au crépuscule de l’épisode Bielsa, Dimitri Payet sort comme l’un des hommes forts dans le groupe marseillais. À l’instar de nombreux éléments de l’équipe, le stratège argentin a fait passer un cap à l’international français. Les chiffres parlent pour lui : 7 buts et 16 passes décisives. Payet devient alors le deuxième meilleur passeur décisif sur une saison de championnat. Outre Manche, on a déjà flairé le bon coup. 15 millions d’euros plus tard, le Réunionnais s’envole vers la Premier League et le West Ham de Slaven Bilić.

Une traversée de la Manche victorieuse pour une saison glorieuse

Le passage à l’heure anglaise se déroule à merveille. Payet affole l’Angleterre chaque week-end avec de nouvelles facéties footballistiques. Ces “grigris” ne sont pas gratuits, car Payet enchaîne réellement les performances plus abouties les unes que les autres.

Dans tous les médias à l’époque, et encore sur le net aujourd’hui, ses prestations à West Ham restent dans les mémoires. L’aisance technique dégagée alors impressionne. Contrôles soyeux, dribbles chaloupés… tout y est. Mais un geste choque encore aujourd’hui : ce coup franc du 2 avril 2016 inscrit face à Crystal Palace. On se demande encore comment cette trajectoire a pu être possible. Et Wayne Hennessey, aussi.

À l’issue de cette saison 2015-2016, alors que Leicester écrit l’histoire de ce championnat, West Ham termine à une très belle 7ème place. Devant Liverpool et Chelsea, entre autres. Payet, comme toujours, finit avec des totaux de buts et de passes décisives assez proches (respectivement 9 et 12). Une année validée, mention grand spectacle. Les résultats sont là, la confiance aussi.

Euro 2016 et nomination au Ballon d’Or

La confiance, c’est aussi Didier Deschamps qui la lui accordera. Le Réunionnais revient donc en France pour l’été et dispute l’Euro 2016 sous le maillot Bleu. Heureux hasard du calendrier, la deuxième journée de la phase de poules oppose la France, pays hôte, à l’Albanie. La rencontre se déroule… au Vélodrome. Le scénario attendu ne semble pas être au rendez-vous. La fin de match approche, les Bleus piétinent face à des Albanais qui vendent chèrement leur peau.

À la 90ème, Griezmann libère son équipe en ouvrant le score. Mais le plus beau reste à venir. En toute fin de partie, Gignac part en contre. Le buteur des Tigres glisse, mais Payet suit bien et ajuste le gardien albanais. Le Vélodrome explose, Payet exulte. Sa célébration fera date car, dans la folie générale, le message du buteur est clair : “Je suis chez moi.”

Cette année 2016 se conclura par la consécration pour le meneur olympien. En effet, une superbe 17ème place au Ballon d’Or rendra à Payet toute sa gloire. Une place qu’il partage avec Toni Kroos et Luka Modrić, tous deux titrés en Ligue des Champions cette année-là.

Cependant, dans le même temps, le divorce avec les Hammers est consommé. Bilić le met à l’écart. Le bras de fer entre le club et le joueur laissera des traces mais aboutira finalement à une issue heureuse. Fin janvier, suite à d’âpres négociations, Payet est à nouveau olympien.

Ce que nous avons atteint avec lui a été une belle histoire pour West Ham, la Premier League et la France. Je veux le remercier pour tout ce qu’il a fait pour nous.

Slaven Bilić a su rendre hommage à son ancien joueur.
La lumière au bout du chemin…

En fin d’hiver 2017, le retour est acté. Contre une trentaine de millions d’euros, l’OM s’offre le 17ème du dernier classement du Ballon d’Or. Il foulera à nouveau la pelouse du Vélodrome un soir de Coupe de France, face à Lyon, qui aboutira sur une qualification en huitièmes. On lui reprochait son entente difficile avec Thauvin lors de son précédent passage, il n’en sera rien et le duo fera d’ailleurs grand bien à un OM au ralenti. En point d’orgue de son “acte 2” à Marseille, sa sortie en finale d’Europa League est une blessure à bien des égards.

Revanchard, Dimitri Payet est toujours en quête de ce premier titre majeur à remporter. Son absence en Coupe du Monde en est d’autant plus douloureuse. Mais, alors qu’il brille à nouveau de mille feux sous Villas-Boas, le Réunionnais peut espérer. D’une part, avec cette faim de titres à Marseille, partagée avec son coach. D’autre part, avec l’Euro qui se profile en juin. Le meilleur pourvoyeur d’occasions d’Europe n’a pas dit son dernier mot…

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