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Morgan Sanson : diamant à polir ou fausse pierre précieuse ?

Il y a près de 3 ans, Morgan Sanson s’engageait avec l’OM. Espoir français et bon joueur de ligue 1, il endosse la tunique bleue et blanche en tant que première recrue du « Champions project ». Aujourd’hui âgé de 25 ans, ses prestations mitigées divisent les supporters. C’est l’heure du bilan de celui, que Stéphane Guy confond avec à peu près l’ensemble des joueurs de l’équipe, dès qu’un fait de jeu se prononce.

2016-2017 : L’arrivée en fanfare

Le 17 Janvier 2017, Morgan Sanson débarque à l’OM en provenance de Montpellier. Âgé de 22 ans, il signe un contrat de 4 ans en échange d’environ 12 millions d’€ bonus compris. Son séjour au MHSC, loin d’être mauvais, a notamment été marqué par une blessure aux ligaments croisés un jour de printemps 2015.

L’homme formé au Mans a su s’en remettre et se fait remarquer au sein de la ligue des talents. Il est avec le MHSC l’auteur en ce début de saison de six passes décisives. Positionné en relayeur dans un schéma qui correspond à ses qualités , le 4-3-3, il est venu apporter la lumière qui manque cruellement dans cet OM en reconstruction. Il est clair que ses premiers matchs sous les couleurs phocéennes ne sont pas à diffuser dans toutes les écoles de football.

Ce dernier avec le temps, montre un meilleur visage au fur et à mesure de la saison. Aligné devant William Vainqueur alors sentinelle et aux côtés de Maxime Lopez le deuxième numéro huit, il exerce l’un de ses meilleurs jeux de ballon. Il participe au jeu offensif et combine beaucoup avec Florian Thauvin entre autres. Leur magnifique action, orchestrée pour le but du deux à zéro contre Rennes en Février 2017, en est le parfait exemple.

Son apport offensif sur le reste de la saison ne se situe pas qu’à cette talonnade, il prend la hauteur du terrain et dépasse souvent sa fonction. Morgan est doté d’un touché de balle, ses fameux contrôles orientés laissent quelques gouttes de salives au bord des lèvres de certains. Ses statistiques le prouvent, 6 passes décisives et 1 but en 15 matchs avec l’OM, terminant ainsi meilleur passeur (12) de la saison 2016-2017. S’il fait preuve d’énormément d’envie, notamment pour se porter vers l’avant, il témoigne certaines limites.

Son apport défensif est contrasté. Parfois frêle, il perd des duels dans des parties dangereuses du terrain. Sa finition laborieuse est aussi pointée du doigt. De plus, son placement très haut en phase offensive, derrière Gomis ou N’jie à la limite du neuf et demi, a pour conséquence de laisser un vide à la perte du ballon. Créant un véritable déséquilibre défensif. Sachant aussi que Maxime Lopez est un joueur calibré vers l’attaque. William Vainqueur ou Zambo Anguissa se retrouvaient seuls à couvrir les offensives adverses. Ses lacunes sont néanmoins balayées par ses statistiques plus que correctes. Rempli de promesses, il doit confirmer et progresser. De bon augure pour la saison 2017-2018 qui est synonyme de Ligue Europa pour l’OM.

2017-2018 : Entre ombre et lumière

Morgan Sanson observe au plus près l’arrivée de Luiz Gustavo et le départ de William Vainqueur dans les derniers instants du mercato. Un tournant important qui interroge sur le système qui va être adopté par Rudi Garcia. Luiz Gustavo transféré de Wolfsburg a l’habitude de jouer 6 aux cotés de Joshua Guivalogui dans un 4-2-3-1. Morgan Sanson doit donc composer avec Maxime Lopez, Luiz Gustavo, André Zambo Anguissa et Dimitri Payet – qui sera repositionné en 10 plus tard dans la saison -. Morgan évolue donc avec un florilège de joueur dans l’entre-jeu, néanmoins Rudi Garcia lui donne sa chance en ce début de saison. L’Olympique de Marseille commence sur un rythme très soutenu. Aux matchs de Ligue 1 il faut mêler les matchs de qualification d’Europa League.

Entre le 27 juillet et le 27 août, l’OM enchaîne 8 matchs, dont deux déplacements aux Pays Bas et en Slovénie. L’OM finit par obtenir son billet pour la Ligue Europa sans grande difficulté, cependant en championnat les résultats sont un peu plus mitigés. 2 victoires 1 match nul et surtout une lourde défaite 6 à 1 face à l’AS Monaco, qui s’est joué de la fameuse composition à six défenseurs concoctée par Rudi Garcia. Morgan durant ce premier mois, n’a pas été étincelant. Des bonnes prestations face à Oostende aussitôt contrebalancées par des matchs poussifs en Ligue 1.


Il essuie entre autres le manque de clarté tactique de son entraîneur, positionné numéro 8 dans un 4-3-3 puis numéro 10 dans un 4-2-3-1, Morgan Sanson perd certains repères. Il compense les errements de placement de Dimitri Payet – supposé ailier gauche, trop attiré par le ballon et surtout pas adepte d’efforts défensifs -.

Son positionnement flou et les tâches parfois ingrates de Morgan sont à évoquer, tout comme ses carences au niveau de l’impact physique. Un manque d’assurance au milieu de terrain qui entraîne l’arrivée dans le onze de Zambo Anguissa aux cotés de Luiz Gustavo. Une situation qui n’arrange en rien le joueur formé au Mans. Morgan Sanson ne va pas retrouver son poste phare de numéro 8 ni être installé dans un rôle de regista.

Positionné le plus souvent en numéro 10, il a aussi par moment navigué au poste d’ailier gauche. En tant que meneur de jeu et sur le flanc, ce dernier montre certaines lacunes. Laborieux dans la conservation du ballon, un placement et une vision de jeu approximatifs. Difficile de mener sa barque en eaux troubles pour le milieu de terrain marseillais. Ce poste n’est pas le sien mais il fait preuve de beaucoup d’application et ne lésine pas sur les efforts. Pour preuve, son égalisation à la 94e minute face à Bordeaux pour la 15e journée du championnat.

Son abnégation contribue à la belle saison de l’OM, il livre 6 passes décisives et inscrit 12 buts en 59 matchs toutes compétitions confondues. Cependant derrière ce fait, se cache une saison en demi teinte pour Morgan Sanson. Il a su par moment être à l’aise techniquement et montrer de belles choses, mais est-ce pour autant l’année de confirmation ? NON. Ses travers ne doivent pas être masqués par ces glorifiantes statistiques. L’Olympien le plus utilisé de la saison fait à nouveau preuve de limites sur le plan physique – malgré sa musculature importante – et plus globalement un manque d’impact et de tempo. Ces mêmes problématiques, qui ont été observées lors de la saison 2016-2017. Morgan Sanson a donc laissé passer une chance.

Les cartes sont tout de même encore entre ses mains. L’Olympien doit confirmer les attentes et aller au-delà de quelques buts et somptueux contrôles orientés.

2018-2019 : La croisée des chemins

On prend (pratiquement) les mêmes et on recommence, à l’exception d’un fait majeur, l’arrivée de Kevin Strootman. Zambo Anguissa parti pour Fulham, c’est la machine à laver hollandaise qui prend sa place. Un nouveau défi pour Morgan Sanson et des nouvelles questions tactiques pour l’équipe. Quel système, quels joueurs, quelle composition ? 43 onze différents alignés. Rudi Garcia n’a jamais tranché entre le 4-3-3, 3-5-2, ou le 4-4-2 et le 4-2-3-1. Un marasme tactique dans une saison tout bonnement grotesque, qui rend difficile le jugement de Morgan Sanson. Mais quel constat pour l’ancien Mansois ? En terme de statistiques c’est 37 matchs pour 5 buts et 4 passes décisives.

Moins décisif qu’à l’accoutumée, cette saison 2018-2019 fait tout de même figure de répétition pour le numéro 8 de l’OM. L’Olympien n’a pas encore trouvé son rôle dans l’entre-jeu marseillais. Il a une nouvelle fois connu le poste d’ailier gauche, de milieu relayeur, de numéro dix, de milieu défensif et enfin de regista dans un 4-4-2 aux cotés de Maxime Lopez. La variation au niveau des postes n’est pas à mettre sur le dos d’une polyvalence de Morgan Sanson, mais plutôt sur le cher ami de Rudi Garcia, le bricolage.

La saison a pourtant assez bien commencé pour le milieu marseillais, enchaînant des bons matchs, que ce soit aux côtés de Maxime Lopez ou de Kevin Strootman ou même Luiz Gustavo. Le match contre Lyon le 23 septembre 2018 va contrer cette dynamique. Totalement dépassé par le milieu adverse, il a pris l’eau comme presque tous ses coéquipiers.

Les confrontations suivantes ne sont que la traversée d’une pente sinueuse. Peu sont les matchs aboutis de l’ancien Montpelliérain. Les fulgurances minimes qu’il offre ne sont pas suffisantes. Morgan Sanson a tenté jusqu’à la fin de saison de sauver les meubles mais sans grand succès. La fameuse période « cadres sur le banc » et 4-4-2 avec Morgan Sanson – Maxime Lopez en double pivot de Rudi Garcia l’illustre de la meilleure des manières. Beaucoup d’envie et d’application mais peu d’autres faits d’armes. Pas aidé tactiquement dans une période où les joueurs ne sont plus que l’ombre d’eux mêmes, Morgan Sanson n’a pas su s’élever et être le meilleur.

Son jeu se stéréotype de plus en plus, il n’arrive plus ou très rarement à casser les lignes. Cette saison comme la précédente, le milieu de terrain fait face aux imperfections déjà constatées. Manque d’impact, de finition, des errements dans le placement et surtout de complémentarité avec Dimitri Payet. Le milieu marseillais donne le sentiment d’être égaré sur le terrain. Il n’hésite pas à multiplier les courses, mais celles-ci sont malheureusement pour la plupart stériles et effectuées dans le vide.

Une analyse de la saison du Marseillais reste pourtant complexe, d’une part parce-que presque l’ensemble de l’équipe a sombré, d’autre part parce-qu’il a rarement joué à son poste, ni pris place dans un système tactique adapté. S’en suit alors le mercato. Le nom du joueur ressort souvent dans les médias, des clubs anglais seraient attirés par le natif du Cher. Rien ne se conclue pour autant et le 3 septembre 2019, Morgan figure toujours dans les rangs de l’Olympique de Marseille. Il revient sur ces rumeurs lors d’une conférence de presse.

Saison 2019-2020 : L’arrivée d’André Villas Boas, coup de grâce ou coup de boost ?

André Villas Boas remplace le 28 mai dernier Rudi Garcia aux manettes de l’équipe et récupère un OM en égarement total. L’entraîneur portugais en charge du flambeau, à contrario de Rudi Garcia, ne dispose pas d’une enveloppe conséquente pour le mercato. Les arrivées sont Benedetto, Álvaro González et Valentin Rongier en qualité de Joker. Ocampos, Njie et Gustavo sont partis pour d’autres aventures.

L’ancien chef de garde de Porto et de Tottenham doit travailler avec globalement la même équipe que la saison dernière. L’interrogation majeure s’axe à nouveau sur le milieu de terrain. L’arrivée de Valentin Rongier et le départ de Luiz Gustavo se sont actés en toute fin de mercato. Ce qui peut venir entacher les programmations tactiques effectuées pendant la préparation estivale. L’ex adjoint de José Mourinho, reste cependant fidèle au 4-3-3, avec Payet sur le flan gauche. Un schéma idéal donc pour Morgan Sanson, dans lequel il a pu se montrer à son avantage, malgré le travail de compensation qu’il va devoir fournir.

Quatorze rencontres se sont déroulées, depuis ce début de saison 2019-2020. Le milieu de 25 ans a pris part à treize de ses confrontations. L’ancien du Mans semble donc obtenir la confiance du coach. Il figure dans la composition à la place de Maxime Lopez et Kevin Strootman (NDLR match contre Nantes).

Que ressort-il de ses performances ? Morgan Sanson n’a pas brillé, auteur d’un match insipide contre Reims (défaite 2-0 pour l’OM), lors de la première journée. Sa prestation face au FC Nantes (match nul 0 à 0), n’est pas plus reluisante.

Si par la suite l’OM enchaîne sur trois victoires, Morgan, malgré sa belle passe décisive pour Benedetto contre Saint-Étienne (victoire 1 à 0) et son centre bien ajusté qui provoque le but de l’Argentin, face à Monaco (Victoire 4-3), il faut dire, que le numéro 8 n’est pas un artisan majeur des réussites de l’OM. Le manque de justesse technique, de repères tactiques et un mauvais sens du placement ponctuent ses matchs. Sur l’ensemble des cinq premières confrontations, il dispute 48 duels, mais n’en gagne que 16. Il perd 12 duels sur 13 face à Saint-Étienne.

Heat Map Sanson vs Saint Etienne Crédit : Sofascore

Les oppositions suivantes face au MHSC, le Stade Rennais, Dijon et Amiens, s’inscrivent dans la même lignée. Beaucoup de tentatives de percussion parfois assez inutiles. Le match contre Dijon, représente le Morgan Sanson qu’on aperçoit depuis presque deux saisons sur les pelouses. Des courses intenses complétées à des choix sans épices et un jeu sans réelle prise de risques.

Morgan Sanson n’était pas titulaire lors de la déroute marseillaise face au PSG et a été véritablement nauséabond contre Monaco en CDL. Il était néanmoins au coup d’envoi dans le rectangle vert, lors du match contre le LOSC. Une fois n’est pas coutume, il a troué les filets adverses. Un but, pour celui qui n’avait pas trouvé le chemin des filets en ligue 1 depuis le 18 mai 2019. Sur le fond, Morgan Sanson réalise un bon match. Des duels remportés et surtout des courses intéressantes. Il a profité de l’excellent match de Kamara, mué en récupérateur de qualité, pour percuter à différentes reprises.

Cependant, mis à part son but, il n’a pas été réellement menaçant. Le milieu marseillais n’a pas créé d’occasions et a très peu combiné avec Payet.

Morgan Sanson a été auteur d’un grand match face à Lyon. Son volume de jeu et son pressing ont aidé grandement à la sérénité marseillaise. Il a tenu efficacement Thiago Mendes, Houssem Aouar et Jean Lucas en seconde période. Aidé par Kamara, à nouveau très bon au poste de pointe basse et un Rongier très précieux. Comme constaté face au LOSC, la triplette du mitard Kamara – Rongier – Sanson est efficace. Les 75 minutes de Sanson face à Toulouse sont en opposition à sa prestation contre Lyon. L’équipe du TFC, regroupée en bloc bas a eu raison de lui. Peu de mouvements intéressants et un cruel manque de lucidité dans ses choix dessinent son match.

L’année est encore longue, mais au vu de la confiance que lui accorde André Villas Boas et du manque de profondeur du banc olympien, Morgan sera un joueur utilisé à maintes reprises jusqu’à la fin de saison. Celle qui pourrait être sa dernière dans le club phocéen. Puisque selon La Provence, Morgan aurait un accord verbal avec le club, lui permettant de quitter l’écurie dès l’été 2020.

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