Nasser Larguet : « L’exigence doit être très élevée »

Vendredi dernier, Nasser Larguet, nouveau directeur de la formation olympienne depuis cet été, a répondu aux questions des internautes via l’application Viber.

L’OM a réuni lors de cette expérience deux des axes prioritaires de la gestion du président Jacques-Henri Eyraud. D’abord, il y a la présence digitale, symbolisée par ce partenariat inédit avec Viber. Ensuite, le fameux « modèle reposant sur la formation» que le dirigeant phocéen avait projeté de mettre en place. Ainsi, Nasser Larguet, fraîchement arrivé à Marseille, a confirmé l’ambition phocéenne pour le développement des jeunes pousses. En effet, l’OM suivrait actuellement une quinzaine d’adolescents à potentiel. Ont été signés des contrats de non-sollicitation avec la plupart ; l’emploi du temps des minots peut être organisé grâce aux accords avec certains établissements scolaires.

Lopez et Kamara en exemples

« Le potentiel doit être d’un très haut niveau » a commencé le nouveau M. Formation dans ses réponses, pour montrer la marche entre formés et professionnels. Les exemples des Maxime Lopez et Boubacar Kamara, confortablement installés dans l’équipe première, inspirent joueurs et entourages. Ahmadou Dia, Lucas Perrin, Abdallah Ali Mohamed, Alexandre Phliponeau, Florian Chabrolle, Marley Aké, dernièrement Simon Ngapandouentnbu (16 ans !), bientôt Isaac Lihadji… Il devient presque difficile de garder le compte. Nasser Larguet a précisé sa première mesure en arrivant. Il fallait retrouver une unité de travail, de vision entre les éducateurs et les différents départements du club. En effet, sa volonté est de créer un environnement parmi les plus propices. Avec un leitmotiv : au service du joueur.

« Chaque club est différent ; à moi de me mettre au diapason de l’OM »

Nasser Larguet via Viber.

Exportation

Nasser Larguet a connu une belle expérience au Maroc, au sein d’une commission Technique et Développement de la Confédération Africaine de Football. Un bagage rassurant pour la progression de la formation olympienne. Par ailleurs, le Maroc sera certainement le prochain pays africain à accueillir une OM School. De cette manière, ont déjà été inaugurés semblables instituts à Alger et à Tunis. L’objectif de s’ouvrir sur l’Afrique est de former des jeunes pousses localement, encourager la notoriété du club et promouvoir ses valeurs. Nasser Larguet n’a pas caché la stratégie de post-formation dans laquelle l’OM veut s’inscrire. En effet, un étranger ne peut venir à l’OM avant ses 18 ans : d’où l’intérêt de s’exporter. Des contacts sont en cours pour des partenariats approfondis avec certains clubs africains. Ainsi, l’OM serait proche du TP Mazembe (RD Congo) ou encore du Paradou AC (Algérie).

Nerf de la guerre

Le recrutement et le développement de jeunes talents apparaît comme d’autant plus important que les finances marseillaises ne sont pas au beau fixe. Pour Nasser Larguet, il est évident que « la cellule de recrutement se doit de suivre et de proposer des joueurs ». Il a tenu à souligner la place prépondérante de Andoni Zubizarreta et de son adjoint Albert Valentin dans les rouages du « nerf de la guerre » footballistique. Cependant, le directeur de la formation a rappelé que c’est lui qui avait le dernier mot pour l’intégration d’un jeune au centre. En effet, si une erreur de détection arrive, il faut quelqu’un pour assumer l’échec. Ainsi, quand on a des responsabilités, il faudrait les assumer…

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