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Pau López : Un dernier rempart aux deux visages

Libéré de la concurrence de Steve Mandanda, Pau López a réalisé une saison plutôt correcte dans les buts olympiens. Régulier sans être exceptionnel pendant plusieurs mois, l’Espagnol a clairement baissé de régime lors du sprint final, à l’image de son équipe. 

Un statut affirmé

Après une première saison dans la peau d’un numéro 1 bis, Pau López a pris du galon l’été dernier lorsque Steve Mandanda a définitivement quitté l’OM pour rejoindre le Stade Rennais. Installé comme titulaire indiscutable dans la cage olympienne, le gardien espagnol s’est affirmé, aussi bien dans le vestiaire que sur le terrain. Dès les premiers matchs en Ligue 1, il n’a pas hésité à donner de la voix, haranguer et replacer ses partenaires, gagnant en autorité dans sa surface de réparation. Un comportement de patron dans sa zone, chose attendue pour un gardien à ce niveau mais qu’on avait très peu vu la saison passée.

Libéré de l’ombre de la légende “El Fenomeno”, l’ancien du Bétis Séville n’a pourtant pas eu la tâche facile sur le plan tactique, comme l’ensemble de ses coéquipiers. En effet, passer du style Sampaoli à celui de Tudor a fondamentalement fait évoluer son rôle sur la pelouse.

Un changement de fonction

Utilisé comme un onzième joueur de champ dans la construction par Jorge Sampaoli, avec des relances toujours calmes et courtes, López s’est illustré davantage par le jeu long cette année, offrant d’ailleurs deux passes décisives en championnat ! Bamba Dieng à Strasbourg puis Alexis Sánchez à Reims ont trouvé le chemin des filets sur une longue ouverture de leur portier, qui aura très souvent cherché l’attaquant chilien en profondeur. En quelques mois, le dernier rempart marseillais a changé de style balle au pied. S’il a connu du déchet, il a plutôt bien rempli sa mission à ce niveau-là. Mais un gardien est avant tout jugé sur ses arrêts décisifs, là se situe tout le débat à l’heure de son bilan. Comment juger ses performances sur sa ligne ?

Pau López, impérial au Parc des Princes.

Des premiers mois convaincants 

Avant la coupure liée à la Coupe du monde qatarie, Pau López a rassuré tout le monde, au point d’être considéré à la mi-saison comme le meilleur gardien de Ligue 1 avec le Lensois Brice Samba. Il affichait le plus gros pourcentage d’arrêts face aux tirs adverses (85%) pendant que l’équipe d’Igor Tudor montait en puissance dans le jeu. Peu sollicité puisque l’OM dominait la plupart de ses adversaires, l’ancien joueur de l’AS Roma faisait preuve d’assurance dans ses interventions. Sa campagne de Ligue des Champions fut honorable et quelques prestations en Ligue 1 ont confirmé son état de confiance.

Face au PSG notamment, il a peut-être réalisé son meilleur match de la saison malgré la défaite au Parc des Princes (1-0). Ce soir-là, il a écœuré les attaquants parisiens en première période pour éviter 1,3 buts (stats OMP), son meilleur score de la saison dans ce domaine. Globalement à la mi-saison, López avait répondu présent et pouvait incontestablement être cité parmi les meilleurs Olympiens du moment.

Des doutes légitimes dans le sprint final 

En 2023, suite au Mondial, le portier marseillais a continué sur sa lancée positive en profitant du pic de forme de l’OM. Durant les mois de janvier et février, les joueurs d’Igor Tudor semblaient insubmersibles, une aubaine pour López qui passait des soirées relativement tranquilles. Puis est arrivée la bascule. Lors de la réception d’Annecy, l’Espagnol n’a pu empêcher la déroute de son équipe durant la séance de tirs au but. Un arrêt décisif en plus de sa part (il stoppe le premier penalty annécien) l’aurait sans doute fait rentrer dans le cœur des supporters du stade Vélodrome, encore dépités de cette soirée cauchemar. Evidemment, il n’est en aucun cas responsable des 90 minutes totalement manquées avant les penaltys, mais ces détails font parfois la différence pour un gardien.

C’est d’ailleurs le principal reproche qui a touché López dans le sprint final en championnat, sa non-capacité à se montrer décisif dans les grands rendez-vous, à faire gagner des points à l’OM. Pour preuve, sur les sept dernières journées, son ratio en PSxG* a considérablement chuté. Selon cette statistique, il a réalisé ses pires matchs de la saison sur la pelouse de Lens et face à Brest, deux rencontres ponctuées par des défaites. Les critiques se sont alors multipliées envers le numéro 16, les dernières journées donnant l’impression que chaque frappe vers la cage olympienne se transformait en but. Alors que l’OM a terminé l’exercice avec 4 défaites en 5 matchs, son rendement n’a pas été suffisant, même lui ne dirait sans doute pas le contraire. 

* Post-shot expected goals, indicateur qui mesure les buts évités selon les frappes adverses

Les prestations de López ont déçu sur la fin.

Un avenir en numéro 1 ?

À l’image de tout le collectif phocéen, sa fin de saison ratée ne doit pas faire oublier tout le reste mais pose tout de même question. López est-il le gardien idéal pour les ambitions de l’OM ? A-t-on aperçu ses limites cette saison ? Interrogé sur les prestations de son dernier rempart, le président Pablo Longoria a positivé lundi dernier, exprimant sa satisfaction :

« Sa saison a été très positive. La plupart de ses interventions étaient en un contre un. Notre façon de jouer met en difficulté le gardien, ça peut être frustrant. Je suis très satisfait de sa saison, il s’est amélioré, il a davantage dominé la surface, notamment sur coups de pied arrêtés, et il s’est développé techniquement. J’étais content avec notre configuration et je remercie Rubén Blanco. Chapeau. Il méritait de jouer, il a travaillé toute la saison avec un comportement très positif. L’ambiance entre les gardiens était très positive. »

Très apprécié du vestiaire, Pau López n’a pas hésité non plus cette année à se confronter aux médias, toujours dans un français impeccable. Nul doute que son intégration au club est maintenant complète alors qu’il dispose encore de trois ans de contrat. Sa doublure, Rubén Blanco, ne restera pas, reste à savoir quelle sera la décision du board olympien. Simon Ngapandouetnbu pourrait s’installer en numéro 2, à moins que l’OM ne décide d’amener une concurrence solide à López. Le prochain coach nommé par Longoria devrait avoir son mot à dire dans cette histoire. En tout cas, l’Espagnol n’a aucune raison de quitter la Canebière cet été, même en cas de nouvelle arrivée dans sa zone.

À lire aussi : Rubén Blanco : Un rôle rempli à la perfection

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