Plus dure est la chute…

Au terme d’un match maîtrisé par aucune des deux formations, l’OM s’incline par la plus petite des marges. Amputés de nombreux éléments, les hommes de Villas-Boas peuvent nourrir des regrets après les temps forts obtenus en début de partie. Le pénalty sorti par Pelé en seconde mi-temps n’aura donc pas suffi.

Les moyens du bord

Avec les absences conjointes de Ćaleta-Car, Amavi (suspendus), Benedetto et Radonjić (mis au repos), c’est un OM très affaibli qui se présente au Groupama Stadium.

Pelé garde les buts avec devant lui Álvaro et Kamara. Sakai occupe le couloir gauche, Sarr le droit. Au milieu, Strootman fait office de sentinelle, épaulé par Sanson et Rongier. Payet et Lopez se partagent les ailes, Germain est aligné en pointe.

Sur le banc, la jeunesse règne. Hormis Mandanda et Khaoui, tous les remplaçants sont issus du centre de formation olympien. On retrouve ainsi Ali Mohamed, Perrin, Nkounkou, Chabrolle, ou encore Marley Aké. D’un point de vue global, ce groupe-là paraît tendre et plutôt juste pour ce genre de rencontre.

Lors de l’échauffement, les joueurs marseillais affichent un t-shirt en hommage aux supporters, qui n’ont pas pu se déplacer. On peut y lire notamment : « Supporters présents ».

Un seul but aurait pu suffire…

L’OM se montre entreprenant en ce début de partie. Dès la cinquième minute, Lopez est décalé par Sanson. Il centre pour Germain mais, à bout portant, l’ancien niçois s’emmêle les pinceaux. Le ballon finit en six-mètres.

Cette première tentative sera suivie par de rares autres occasions marseillaises. Strootman puis Rongier s’essaieront devant le but, sans danger pour le portier lyonnais. De leur côté, les Gones poussent mais ne trouvent pas de solutions donc tentent d’obtenir des fautes. Benoît Millot, excellent dans son arbitrage ce soir, ne bronchera pas. Pas faute d’avoir essayé pour Dembélé, Terrier et consorts.

Le premier acte se termine sans que l’une ou l’autre des deux équipes n’ait pris l’ascendant psychologique. Rudi Garcia, dont les consignes ont dû être très clairement entendues au vu de l’affluence en tribune, a procédé en contre.

Au bout de la purge, la sanction

La seconde période ressemble (bien trop) à la première. Les attaques ne sont franches ni d’un côté ni de l’autre. Le physique et les coups prennent le pas sur la qualité technique générale, déjà limitée.

Peu après l’heure de jeu, Germain est sonné sur un contact avec Thiago Mendes. L’occasion de se rendre compte que le numéro 28 marseillais est encore sur le terrain.

Pour une main de Sakai longuement revue à l’arbitrage vidéo, Lyon se voit accorder un pénalty. Dembélé s’élance, mais sa frappe molle et sans conviction ne parvient pas à tromper Pelé. L’Albatros a eu du flair et, parti du bon côté, il repousse la tentative de l’international Espoir.

Les contacts restent monnaie courante dans cette opposition. Après avoir reçu un coup, Payet, a priori blessé, sort remplacé par Aké.

Sur une action lyonnaise bien construite, Aouar prend son temps et ajuste Pelé. Les Olympiens auront 15 minutes pour revenir au score, mais il n’en sera finalement rien. Le match, insipide, se termine. L’OM est éliminé.

Fin de série et élimination

L’aventure en Coupe de France est désormais terminée. Il faudra très rapidement se reconcentrer pour affronter le LOSC dimanche soir en clôture de la 25ème journée. Au niveau des individualités, les constats de longue date sont plus que confirmés. Germain est fantômatique, Lopez en très grande difficulté. Le seul « flop » qui ait su tirer son épingle du jeu ce soir se nomme Strootman. Une bien maigre consolation.