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Dimitri Payet : « Sampaoli m’a juste demandé d’être moi-même »

Dans une interview accordée au journal l’Equipe parue ce vendredi, l’international français y figure en Une. Étincelant depuis le début de la saison, celui-ci a accepté d’aborder de nombreux sujets. Actualité phocéenne, débordements à Nice, sa relation avec Sampaoli, sa forme physique actuelle et futur, etc. En clair, Dimitri Payet n’a pas mâché ses mots et s’est livré à un questions-réponses pour le moins intéressant dans sa globalité.

« Il faudra que tout soit aligné pour que je reste à un certain niveau »

27 juin 2020, l’Olympique de Marseille, sous la présidence de JHE, annonce la prolongation de leur leader technique. Âgé de 33 ans à ce moment-là, Payet s’était vu proposer quatre années supplémentaires au sein de l’écurie phocéenne. Challenge qu’il avait accepté à l’époque et qui posait déjà questionnements par ailleurs. Interrogé sur ses titularisations un match sur deux depuis le début de la saison et sur le fait qu’il s’économise, l’intéressé répond :

« Nan, pas du tout. Avant un match (Monaco-Marseille, 11/09/21), j’ai ressenti une petite pointe à une cuisse et, comme j’ai déjà eu ce genre de douleurs, je sais quand il ne faut pas forcer. Donc je préfère rater un match et être disponible pour celui d’après. »

Puis, le numéro 10 phocéen enchaîne sa réponse en se remémorant sa fameuse sortie lors de la finale de Ligue Europa en 2018. Sans transition flagrante, il se livrera une fois de plus sur les regrets qui le consument depuis cette soirée au Groupama Stadium.

« Mais s’il faut prendre un risque, je le prendrai, comme en finale de Ligue Europa en 2018 par exemple. Je sors lors de la première période de cette finale et je rate la possibilité de disputer une Coupe du Monde. »

Ressassant encore cette fameuse blessure qui lui avait coûté une potentielle place dans le groupe champion du monde français de 2018. Peu après, « The Special Two », André Villas-Boas, avait réussi tant bien que mal à remobiliser le numéro 10 marseillais. Cependant, pour une courte durée puisque le confinement étant passé par-là, Payet en ressortit avec une méforme physique flagrante.

« Question : Avec Jorge Sampaoli, vous semblez avoir retrouvé le sourire. Comment expliquez-vous vos difficultés la saison dernière?

Dimitri Payet : J’étais moins bien, je ne sais pas. Je me suis peut-être laissé aller. »

Néanmoins, on peut tout de même se poser la question si cette méforme n’était pas liée à une lassitude du coaching de l’entraîneur portugais. Interrogé sur un éventuel point de rupture avec l’ancien coach, le « Marseillais à vie » répond sans tergiverser.

« Il y a eu des désaccords, c’est arrivé avant et ca arrivera encore avec d’autres entraîneurs. Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’il y a eu une rupture. »

Dimitri Payet

« Question : Même quand vous célébrez votre but contre Montpellier (06/01/201) la saison dernière, de manière rageuse en direction de votre banc de touche?

Dimitri Payet : Au contraire, c’est de bonne guerre. Il a voulu me piquer (il avait été placé sur le banc pour un retard à l’entraînement) et je lui ai répondu. Ça fait partie du jeu. »

De nouvelles méthodes de travail pour honorer son contrat

Conscient qu’il est désormais plus proche de la retraite que de ses jeunes années au FC Nantes, le Phocéen ne néglige pas sa condition physique. Bien au contraire, il avoue travailler à l’entraînement, comme à l’extérieur, avec une « machine révolutionnaire ».

« Il y a ce que je fais à l’entraînement ici et ce que je fais à l’extérieur. Quand je parle de travail à l’extérieur, je pense à des efforts personnels pour peaufiner certaines choses.

Pour ce qui est des coups francs, je ne les bossais plus à West Ham car j’avais trouvé ma façon de tirer. Et psychologiquement, j’étais dans la tête des gardiens. Cela fait maintenant deux ans que je travaille avec une machine, qui je pense va révolutionner le travail des tireurs de coups francs, et ca commence à payer.

Ce sont des gens d’ici qui l’ont inventée et m’ont démarché . Ils ont remplacé les vieux mannequins en plastique par des mannequins qui sautent et qui bougent. C’est très réaliste, plus que les mannequins d’1,50 mètre, parce qu’après quand tu joues contre Metz… Je travaille à l’extérieur pour l’instant mais j’en ai parlé avec le coach et le président pour avoir une de ces machines à la Commanderie. »

Dimitri Payet
Réduction du score de Payet sur coup-franc lors d’OM-Lens le 26/09/2021.

Mais l’international français ne compte pas s’arrêter là. En effet, Dimitri estime se sentir capable d’honorer son contrat jusqu’à la fin, ce qui équivaudrait jusqu’à ses 37 ans. Bien qu’il semble une fois de plus conscient que la tâche sera ardue, le Marseillais n’en démord pas.

« Je travaille pour, je sais que je devrais m’adapter comme je l’ai fait récemment, mais il faudra que tout soit aligné pour que je reste à un certain niveau. »

Connaissant une forme flamboyante actuellement, le virtuose marseillais reconnaît que sa relation avec Sampaoli y est pour beaucoup. Reconnaissant que la saison dernière avait été remplie de crispations autour de la situation du club, il admet être bien plus serein cette saison.

« En fait, on s’est parlé une fois et on n’aura pas besoin de le refaire. Il m’a juste demandé d’être moi-même et d’être heureux. »

« Si je ne me relève pas, le match, on le gagne 3-0. »

Sujet aux discordes et à la mauvaise foi prononcée de certains supporters, Payet ne tolère toujours pas à l’heure actuelle la façon dont cette rencontre a été gérée. Qui plus est, quand il est questionné sur la réitération de son geste, si c’était à refaire, il assume en répondant positivement. Invoquant une simple réaction humaine, il déplore le manque de réactions de la part des autorités publiques.

« Ça fait six ans que je tire les corners à l’OM. Je sais ce que c’est. Ca fait six ans que je prends des projectiles, mais on ne m’avait jamais touché comme ça.

Si je reste allongé, je me dis que je vais en prendre plus dans la gueule. Après, si je ne me relève pas, le match, on le gagne 3-0. Je peux sortir avec une minerve et l’histoire elle est réglée. Mais ma réaction est humaine. Au vu des décisions qui ont suivi et des évènements qu’il y a eus ensuite sur d’autres terrains, on ne va jamais s’en sortir.

Il fallait prendre des décisions. Ce match à Nice était l’occasion de mettre un terme à tout ça. Mais les sanctions de la commission de discipline n’ont pas été à la hauteur. Et ça c’est vu ensuite. »

Ajouté à cela l’invasion d’une grande partie d’une tribune sur le terrain, la peur a dû se faire ressentir côté marseillais. Et cela reste avant tout normal, nous sommes des humains avec des réactions d’humains. Cependant, un certain nombre de règles régit notre vie en société, incluant également des valeurs éthiques et morales. Loin de ces dites valeurs, Payet reconnaît que les Phocéens ont pris des risques inutiles.

« On a eu peur, mais il s’est passé quelque chose qui a soudé le groupe. Sans se concerter, on est tous restés sur le terrain. Ce n’était pas quelque chose de commun ce qui venait de se passer. Inconsciemment on s’est dit qu’il fallait marquer le coup. On aurait dû quitter le terrain et renter au vestiaire. Mais on a pris des risques, car il y a une tribune en face qui est descendue. Finalement, on a pris des risques pour rien. »

Dimitri Payet

Concernant sa sanction d’un match de suspension avec sursis, l’intéressé réagit.

« En fait, au premier carton jaune, je serai suspendu un match. C’est un match ferme déguisé. »

Pour conclure concernant les débordements lors de la rencontre face à Nice, Dimitri est questionné sur les déclarations d’après-match du président niçois, Jean-Pierre Rivière. Celui-ci ayant laissé entendre que l’international tricolore était responsable de ce qui s’était passé.

« Lui-même a dû réfléchir à ses déclarations après coup. Ce que j’ai apprécié, ce sont les excuses et le soutien de Christophe Galtier. Je sais que ca venait du cœur. Pour le reste, c’est entré là et c’est ressorti de l’autre côté. Chacun défendait sa cause. Et au final, ils l’ont peut-être bien défendue. »

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